La littérature est un refuge. Elle a approfondi ma vision du monde. Les livres m’ont dit des choses que ne me disaient pas les vivants. En ce sens, elle m’a donné une leçon de morale artistique. Je luis dois ça, une conscience morale.
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- Le cinéaste pense avec les yeux et les oreilles, le peintre avec les mains. La littérature est un refuge. Elle approfondit la vision du monde.
- Il me semblait alors que j’étais né pour une sorte inconnue de trouvailles; et je me passionnais étrangement dans ma recherche ténébreuse, pour laquelle je sais que le chercheur devait abjurer et repousser de lui culture, décence et morale.
- Les lois de la morale régissent l’art », a dit Schumann. Cela est fort joli; mais cela n’est pas vrai. En morale, l’intention peut justifier bien des choses; en art, les meilleures intentions ne sont bonnes qu’à paver l’enfer.
- Nous sommes lus par des lecteurs informés, spécialistes, à qui on ne peut plus ni faire la morale ni raconter des bobards. On ne peut plus faire croire que Tintin ce n’est pas Hergé.
- L’artiste n’a point de sympathies éthiques. Une sympathie morale dans un artiste amène un maniérisme impardonnable du style.
- Ce qui me semble beau, ce que je voudrais faire, c’est un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait lui-même par la force interne de son style.
- La seule obligation sacrée que j’attribue à l’art ou à la littérature, c’est la recherche des vraies valeurs. Je crois qu’il n’y a rien de plus important pour un écrivain, dans la mesure où il se soucie de la vérité.
- La lecture a été quelque chose de magique pour moi. Il faut une vraie magie pour envisager un autre monde et essayer de le comprendre. Et une fois qu’on l’a compris, le changer.
- L’histoire ne s’intéresse qu’aux faits, les émotions, elles, restent toujours en marge. Ce n’est pas l’usage de les laisser entrer dans l’histoire. Moi, je regarde le monde avec les yeux d’une littéraire et non d’une historienne. Je suis étonnée par l’être humain...
- C’était une force puissante et sournoise que celle de la solitude. Elle agissait sur moi en utilisant d’agréables atours : la lecture boulimique d’ouvrages littéraires. Elle n’en était pas moins une force de sape et de destruction.
- Le livre en ta pensée entre, il défait en elle Les liens que l’erreur à la vérité mêle, car toute conscience est un noeud gordien. Il est ton médecin, ton guide, ton gardien. Ta haine, il la guérit; ta démence, il te l’ôte.
- La morale est une sorte d’art de l’inexécution des désirs, de la possibilité d’affaiblir des pensées, de faire ce qui ne plaît pas, de ne pas faire ce qui plaît. Si le bien plaisait, si le mal déplaisait : il n’y aurait ni morale, ni bien, ni mal...
- Magie de la littérature : elle me faisait accéder à l’existence en tant même que je m’étais décrit, écrit dans mon refus d’exister.
- Tant que la lecture est pour nous l’initiatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n’aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire.
- Parmi les plus grandes découvertes qu’ait faites la raison humaine ces derniers temps il y a, selon moi, l’art de juger les livres sans les avoir lus.