Nous sommes lus par des lecteurs informés, spécialistes, à qui on ne peut plus ni faire la morale ni raconter des bobards. On ne peut plus faire croire que Tintin ce n’est pas Hergé.
Image : Nous sommes lus par des lecteurs...

Citations similaires à "Nous sommes lus par des lecteurs..." :
- La morale s’apprend seulement par la pratique. Elle fait partie, comme les arts, de ces connaissances que ne sauraient enseigner les livres.
- La littérature est un refuge. Elle a approfondi ma vision du monde. Les livres m’ont dit des choses que ne me disaient pas les vivants. En ce sens, elle m’a donné une leçon de morale artistique. Je luis dois ça, une conscience morale.
- Nous appelons dangereux ceux qui ont l’esprit fait autrement que nous et immoraux ceux qui n’ont pas notre morale.
- Nous sommes condamnés par une morale surannée à passer de l’état naturel directement, à l’état d’imbécillité passive, fonctionnante, et d’humiliation abjecte.
- Il est absurde d’avoir une règle rigoureuse sur ce qu’on doit lire ou pas. Plus de la moitié de la culture intellectuelle moderne dépend de ce qu’on ne devrait pas lire.
- Qu’on établisse aujourd’hui ces mêmes docteurs pour réviseurs généraux de tout l’ouvrage (l’Encyclopédie), et qu’on nous donne par ces moyens des entraves intolérables, c’est à quoi je ne me soumettrai jamais.
- La société est trop axée sur les grands moyens de communication pour qu’il y ait encore des génies méconnus. On ne peut plus rester dans l’ombre quand on a quelque chose à dire.
- Que de chefs-d’oeuvre gagnent, en vérité, à ne pas être lus. D’où cette passion aveugle que vouent à la littérature ceux qui ne lisent pas.
- La littérature est une blessure par où jaillit l’indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.
- Je me demande si la jeunesse moderne qu’on bouscule et qu’on décourage en lui répétant qu’il n’y aura pas de lendemain connaît encore cet acharnement à lire que nous eûmes, à aimer tomber malade pour lire.
- La vie prend son tour, fait ses propres exigences, écrit sa propre histoire, et en cours de route, nous commençons à réaliser que nous n’en sommes pas l’auteur.
- Dire aux gens ce qu’il faut lire est en général inutile ou nuisible, car la véritable appréciation de la littérature est une question de tempérament et ne s’enseigne pas.
- Certains journalistes parlent d’un livre sans l’avoir feuilleté par conscience professionnelle afin de se trouver dans les conditions exactes d’ignorance du public auquel ils s’adressent.
- Le principe des éditeurs, c’est de n’aimer que ce qu’ils éditent et de faire croire le contraire : qu’ils n’éditent que ce qu’ils aiment. Allons, ils ne sont pas assez sûrs de leur jugement pour ça.
- Il n’est pas d’entreprise plus raisonnable que de parler de soi, plus agréable pour l’auteur et ses lecteurs, et soin plus nécessaire, du moins plus avouable.