Qu’on établisse aujourd’hui ces mêmes docteurs pour réviseurs généraux de tout l’ouvrage (l’Encyclopédie), et qu’on nous donne par ces moyens des entraves intolérables, c’est à quoi je ne me soumettrai jamais.
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- Il est évident, comme vous dites, que l’ouvrage est de différentes mains.
- Je vous préviens qu’il sera nécessaire de retrancher les ordures de Shakespeare, si vous voulez que l’Académie fasse imprimer l’ouvrage par son libraire.
- Quand même notre littérature se remonterait, je doute qu’elle puisse de longtemps produire un homme aussi rare (Voltaire), et qui réunisse tant de talents à un si haut degré.
- Qui entreprendrait d’examiner sa vie au microscope ? Qui en aurait le courage ? Personne ne peut supporter d’aller au fond de soi sans s’apitoyer ou être complaisant envers soi...
- On me demande souvent à quoi ressemble la vie d’un chercheur, d’un mathématicien, de quoi est fait notre quotidien, comment s’écrit notre oeuvre. C’est à cette question que le présent ouvrage tente de répondre.
- Tout ouvrage de génie, épique ou didactique, est trop long, s’il ne peut pas être lu dans un jour.
- Vous avez beau dire que vous n’avez plus de visage à offrir à M. Pigal (qui allait à Ferney, pour la statue de Voltaire); le génie, tant qu’il respire, a toujours un visage que le génie, son confrère, sait bien trouver.
- Nous sommes lus par des lecteurs informés, spécialistes, à qui on ne peut plus ni faire la morale ni raconter des bobards. On ne peut plus faire croire que Tintin ce n’est pas Hergé.
- Ce lieu du savoir interdit est défendu par de nombreuses et fort savantes inventions. La science utilisée pour occulter au lieu d’éclairer. Je n’aime pas cela du tout. Un esprit pervers préside à la sainte défense de la bibliothèque.
- On apprend ordinairement les langues pour pouvoir exprimer nettement qu’on sait. Mais il semble que les médecins n’apprennent leur jargon que pour embrouiller ce qu’ils ne savent point.
- Je connais bien plus agaçant que les auteurs qui font constamment de l’esprit; ce sont ceux qui font constamment de l’intelligence.
- Je l’ai dit, je le répète : le vaccin ne sera pas obligatoire. Ayons confiance en nos chercheurs et médecins. Nous sommes le pays des Lumières et de Pasteur, la raison et la science doivent nous guider.
- On a fait des expériences très poussées dans les laboratoires aux U. S. A. Je ne conteste pas, mais à force de disséquer si minutieusement le comportement humain, on en arrivera à ne plus croire les bardes bretons. On leur massera la prostate pour les guérir du suçotement du biniou.
- J’aurai recours à la médecine le plus tard que faire se pourra; je la regarde comme la soeur presque jumelle de la métaphysique, par son incertitude.
- Vous comparez la préface de l’Encyclopédie à tout ce que vous avez fait de grand et de mémorable dans la paix, dans la guerre, dans la politique, dans le gouvernement, dans les lettres.