Je vous préviens qu’il sera nécessaire de retrancher les ordures de Shakespeare, si vous voulez que l’Académie fasse imprimer l’ouvrage par son libraire.
Écrivain, 1717-1783 Image : After Maurice Quentin de La Tour, Domaine public, Wikimedia Commons Je vous préviens qu’il sera nécessaire de retrancher les ordures de Shakespeare, si vous voulez que l’Académie fasse imprimer l’ouvrage par son libraire.
Écrivain, 1717-1783 Image : After Maurice Quentin de La Tour, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Correspondance
… Je vais faire mettre au net l’ouvrage tel que je l’ai lu, afin de vous le renvoyer comme vous le désirez. Vous y ferez les additions que vous jugerez à propos; maisje vous préviens qu’il sera nécessaire de retrancher les ordures de Shakespeare, si vous voulez que l’Académie fasse imprimer l’ouvrage par son libraire; et peut-être l’ouvrage y perdra-t-il quelque chose. Au reste, donnez-moi là-dessus vos ordres; et quoique l’Académie doive entrer en vacances le 1er. de septembre, je prendrai mes mesures auparavant pour que cette impression puisse se faire de son aveu. Adieu, mon cher maître; …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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[Si le lecteur] est scandalisé de toutes les badineries qu’il a vues jusqu’ici dans le présent livre, il fera fort bien de n’en lire pas davantage.
La littérature est une blessure par où jaillit l’indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.
Le texte théâtral, s’il doit pouvoir être joué, doit aussi pouvoir être lu. Il faut retrouver le plaisir de la lecture au théâtre.
Un livre obscène, c’est tout simplement un livre mal écrit. Le talent n’est jamais obscène. Ni à plus forte raison immoral.
Le droit intangible du romancier, c’est de pouvoir retravailler son roman.
Le bon goût en littérature est, à quelques égards, comme l’ordre sous le despotisme, il importe d’examiner à quel prix on l’achète.
Un roman doit commencer par une gifle et se terminer par un coup de poing, me dit un frère de papier.
Elle le mettrait à l’abri du respect paralysant qu’inspire toute grande œuvre littéraire, et lui ôterait tout complexe vis-à-vis du plagiat, sans lequel rien d’original ne saurait voir le jour.
C’est déjà quelque chose de révéler la poésie à un versificateur et la religion à un dévot. Et c’est pourquoi mon livre s’adresse à tous : aux étudiants d’abord, et qui donc cesserait d’étudier ? Voilà bien un titre qu’on ne dépose qu’au tombeau.
Un auteur est jugé, considéré, soigné à mesure de sa notoriété ou de l’argent qu’il rapporte.

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