C’est comme si nous faisions partie d’un traité sur la prédestination écrit par un mauvais auteur de théâtre. Qu’est-il advenu du libre arbitre ?

C’est comme si nous faisions partie d’un traité sur la prédestination écrit par un mauvais auteur de théâtre. Qu’est-il advenu du libre arbitre ?

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Source secondaire
La Chute d'Hypérion (tome 2) (1990), tome II, p. 85
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Je ne sais quelle métaphysique du cœur s’est emparée de nos théâtres ; s’il ne fallait pas l’en bannir entièrement, encore moins fallait-il l’y laisser régner.
La critique littéraire à une tendance à louer le plagiat, quand il est commis par un homme de génie, par un Molière. C’est un peu comme si on disait qu’une canaillerie faite par un homme vertueux devient une bonne action.
Est littéraire une œuvre qui possède une aptitude à la trahison.
Pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’Opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux ou trois censeurs.
Au commencement était le verbe. Puis arriva le traitement de texte, et leur foutu processeur de pensée. La mort de la littérature s’ensuivit. Ainsi va la vie.
La plupart des arts étaient négligés. Il me semble aussi qu’on s’était fait une loi de ne point citer ; mais un dictionnaire sans citations est un squelette.
La vie prend son tour, fait ses propres exigences, écrit sa propre histoire, et en cours de route, nous commençons à réaliser que nous n’en sommes pas l’auteur.
En littérature, j’ai très souvent remarqué qu’une œuvre de qualité est fondamentalement ignorée si elle n’est pas publiée par une célèbre maison d’édition. Les plus petits éditeurs, moins prestigieux, ne jouent aucun rôle dans les revenus publicitaires des grands médias diffusant de la critique littéraire, et le cynisme prospère librement au cœur de la sauvagerie du marché. Le concept d’un terrain de jeu partagé équitablement par tous est aussi grotesque que celui de la paix dans le monde.
Le spectateur s’arrête, la critique s’arrête : la poésie commence. Autrement dit, les mots s’arrêtent là où l’incommunicable est communiqué. Pierre Soulages.
Si le destin existait cela signifierait que tout est écrit par avance. Mais il semblerait que personne ne sache lire…

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