Je ne sais quelle métaphysique du coeur s’est emparée de nos théâtres; s’il ne fallait pas l’en bannir entièrement, encore moins fallait-il l’y laisser régner.
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- Les gens qui pleurent à s’en fondre les yeux en regardant un film à la guimauve, neuf fois sur dix ils ont pas de coeur.
- J’ai l’impression d’avoir effectué le parcours du combattant. Je pense que le shopping devrait figurer dans les risques cardio-vasculaires. Mon coeur ne bat jamais aussi fort que lorsque je vois un panneau soldé à 50 %.
- D’abord, je trouve toujours choquant et blessant de s’arroger le monopole du coeur. Vous n’avez pas, monsieur Mitterrand, le monopole du coeur, vous ne l’avez pas.
- La coction, comment se ferait-elle en l’estomac, si le coeur n’y envoyait de la chaleur par les artères ?
- Je voudrais bien savoir si la grande règle de toutes les règles n’est pas de plaire et si une pièce de théâtre qui a attrapé son but n’a pas suivi un bon chemin.
- C’est le grand avantage du théâtre sur la vie, il ne sent pas le rance...
- C’est comme si nous faisions partie d’un traité sur la prédestination écrit par un mauvais auteur de théâtre. Qu’est-il advenu du libre arbitre ?
- Les natures au coeur sur la main ne se font pas l’idée des jouissances solitaires de l’hypocrisie, de ceux qui vivent et peuvent respirer la tête lacée dans un masque.
- L’incertitude du coeur est l’aléa de l’amour : c’est sans doute ce qui fait qu’on se passionne de ce jeu-là.
- Je fais bien de ne pas rendre l’accès de mon coeur facile; quand on y est une fois entré, on n’en sort pas sans le déchirer; c’est une plaie qui ne cautérise jamais bien.
- Je m’étonne de tomber dans l’angoisse et pourtant ! Je ne cesse de jouer : c’est la condition de l’ivresse du coeur. Mais c’est mesurer le fond nauséeux des choses : jouer c’est frôler la limite, aller le plus loin possible et vivre sur un bord d’abîme !
- Il faut admettre que si le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas, c’est que celle-ci est moins raisonnable que notre coeur.
- On finit par s’en remettre à l’inspiration musicale pure, et à défaut, la musique ne mènera à rien de bon, ou elle aliénera tous les fans, sauf les plus purs.
- Contentons-nous de dire que le théâtre, comme la Vie, est un songe, sans trop nous soucier du mensonge.
- S’il n’y avait pas l’étanchéité de l’ennui, le coeur s’arrêterait de battre.