Je fais bien de ne pas rendre l’accès de mon cœur facile ; quand on y est une fois entré, on n’en sort pas sans le déchirer ; c’est une plaie qui ne cautérise jamais bien.
Écrivain, 1713-1784Je fais bien de ne pas rendre l’accès de mon cœur facile ; quand on y est une fois entré, on n’en sort pas sans le déchirer ; c’est une plaie qui ne cautérise jamais bien.
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Lettres à Sophie Volland
Il y a trois jours que Rousseau est à Paris. Je ne m’attends pas à sa visite; mais je ne vous cèlerai pas qu’elle me ferait grand plaisir; je serais bien aise de voir comment il justifierait sa conduite à mon égard.Je fais bien de ne pas rendre l’accès de mon cœur facile; quand on y est une fois entré, on n’en sort pas sans le déchirer; c’est une plaie qui ne cautérise jamais bien.Il y a quelque temps qu’il me tomba sous les mains une lettre de lui où il y a des choses charmantes. Il y disait des prêtres qu’ils s’étaient constitués juges du scandale, qu’ils excitaient le scandale, et qu’en conséquence du scandale qu’ils avaient excité ils appelaient ensuite les hommes à leur tribunal pour y être punis de la faute qu’ils avaient eux-mêmes commise; moyen infaillible, ajoutait-il, pour vexer à discrétion le particulier, la société, le sujet, le magistrat, le souverain, une …
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Ca ne sert à rien de s’user le cœur A chercher la main qui se tend ailleurs.
Ouvrir une porte, on peut s’en accommoder, car ça se monnaye. Mais un cœur…
D’un côté, mon cœur penche pour le désintéressement mais de l’autre, ma main attrape tout ce qui passe à sa portée.
Sincère et véridique, je manque d’ouverture de cœur : mon âme tend incessamment à se fermer.
En écrivant cette parole
A peu que le cœur ne me fend.
À quoi sert un cœur qu’on n’use pas ?
On commence à sentir qu’on n’est pas fait pour vivre seul ; c’est ainsi que le cœur s’ouvre aux affections humaines, et devient capable d’attachement.
Le cœur net… Quelle drôle d’expression ! Je ne crois pas que j’aimerais me… Nettoyer le cœur !
D’abord, je trouve toujours choquant et blessant de s’arroger le monopole du cœur. Vous n’avez pas, monsieur Mitterrand, le monopole du cœur, vous ne l’avez pas.
Où le cœur est préparé au mal, l’occasion se fait rarement attendre longtemps.

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