Pourvu que je ne parle ni de l’autorité, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, je puis tout imprimer librement, sous la direction, néanmoins, de deux ou trois censeurs.
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Citations similaires à "Pourvu que je ne parle ni..." :
- Le Grand Journal conçu par Michel Denisot intégrait ce que je n’avais pas mis dans Nulle part ailleurs, comme par exemple la politique.
- Le dissident n’opère pas au niveau du véritable pouvoir. Il ne cherche pas le pouvoir. Il n’a pas envie d’occuper un poste et ne recueille pas de voix. Il ne cherche pas à charmer le public, il n’offre rien et ne promet rien. Il ne peut offrir que sa propre peau - et il l’offre uniquement parce qu’il n’a aucun autre moyen d’affirmer la vérité qu’il défend. Ses actions ne font qu’exprimer sa dignité de citoyen, quel qu’en soit le prix.
- Faire de la télévision, c’est comme faire de la politique : chaque matin, nous sommes sanctionnés par le verdict des sondages d’audience.
- Vous ne pouvez changer la vision politique des gens avec un film, mais vous pouvez au moins engendrer une discussion politique.
- Droits d’auteur, culture et onanisme sont inaliénables, on peut même en jouir en prison.
- L’interdit donne de la saveur, la censure du talent.
- Imaginons un monde sans sondage. Regardez les adhésions, les meetings, les audiences des émissions : ça, ce sont des éléments objectifs qui montrent que les seuls en dynamique, c’est moi et Mélenchon !
- Un dictacteur n’est qu’une fiction. Son pouvoir se dissémine en réalité entre de nombreux sous-dictateurs anonymes et irresponsables dont la tyrannie et la corruption deviennent bientôt insupportables.
- Privée de ma liberté par un jeu de barrages et d’autocensures, je n’ai su ni créer un personnage ni tracer un portrait.
- Elle le mettrait à l’abri du respect paralysant qu’inspire toute grande oeuvre littéraire, et lui ôterait tout complexe vis-à-vis du plagiat, sans lequel rien d’original ne saurait voir le jour.
- Cette instruction, que chaque homme peut recevoir par les livres dans le silence et la solitude, ne peut être universellement corrompue : il suffit qu’il existe un coin de terre libre, où la presse puisse en charger ses feuilles.
- Je suis n’importe qui : l’homme mondial. Je n’ai pas ces racines qui emprisonnent, ni ma mini-célébrité audiovisuelle pour m’enfermer. La notoriété, comme le couple ou la vieillesse, rend prévisible.
- La politique ? Une colonne, deux phrases, un gros titre ! Et tout se volatilise ! La tête finit par vous tourner à un tel rythme sous le matraquage des éditeurs, diffuseurs, présentateurs, que la force centrifuge fait s’envoler toute pensée inutile, donc toute perte de temps !
- C’est comme si nous faisions partie d’un traité sur la prédestination écrit par un mauvais auteur de théâtre. Qu’est-il advenu du libre arbitre ?