Un dictacteur n’est qu’une fiction. Son pouvoir se dissémine en réalité entre de nombreux sous-dictateurs anonymes et irresponsables dont la tyrannie et la corruption deviennent bientôt insupportables.
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- Dans un gouvernement démocratique dont les ministres changent rapidement, le pouvoir réel appartient aux administrations. Chaque ministre croit gouverner, il est en réalité gouverner par elles.
- La démocratie a deux excès à éviter : l’esprit d’égalité extrême, qui la conduit au despotisme d’un seul, et le despotisme d’un seul qui finit par la guerre.
- Les histoires criminelles dans les romans ne sont que des prétextes pour parler de la réalité sociale, économique et politique.
- Il me paraît donc certain que non seulement les gouvernements n’ont point commencé par le pouvoir arbitraire, qui n’en est que la corruption, le terme extrême, et qui les ramène enfin à la seule loi du plus fort, dont ils furent d’abord le remède.
- Seuls les tout petits chefs jouissent de leur pouvoir - au-dessus, on ne connaît que la peur de se faire poignardes dans le dos, la rage des trahisons et le poison des fausses promesses.
- Les rois deviendront tyrans par politique lorsque les sujets seront rebelles par principe.
- Souvent, ceux qui sont au pouvoir se croient invulnérables.
- Je donne le nom de peste à la corruption de l’intelligence, bien plus sûrement qu ’à l’infection de l’air qui nous entoure.
- On ne se méfie jamais assez des ambitieux qui gravitent autour d’un chef. Bien souvent, ce sont eux qui infléchissent ses actions et qui, à force de le protéger, finissent par l’isoler dangereusement.
- Un pouvoir engagé dans la route sanglante de l’injustice ressent la crainte qu’il inspire, éprouve la haine qu’il excite : c’est une pente funeste et glissante où l’on ne peut ni s’arrêter ni reculer.
- Un médecin, un notaire, un prêtre qui trahissent le secret de leurs clients, commettent un abus de confiance. Des bavards, en de pareilles professions, deviennent presque criminels.
- La domination, voire la menace de domination, est une forme de déshumanisation. C’est la forme la plus sordide du pouvoir.
- La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures.
- C’est par un manque de maîtrise de soi, de scepticisme et d’esprit critique que le tyran se distingue de l’homme politique normal.