La domination, voire la menace de domination, est une forme de déshumanisation. C’est la forme la plus sordide du pouvoir.

La domination, voire la menace de domination, est une forme de déshumanisation. C’est la forme la plus sordide du pouvoir.

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L’usage du pouvoir exige une certaine mesure d’inhumanité.
Le pouvoir, c’est l’impuissance.
Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l’exercent, et la peur des matraques pour ceux que le pouvoir opprime.
Plus le pouvoir tend à s’exercer de manière souveraine, absolue, plus il est hanté par une violence interne autodestructrice.
On n’ose exercer des droits légitimes contre les puissants pendant qu’on use d’un pouvoir illégitime pour écraser les faibles.
Il est noble de défier un pouvoir arbitraire, utilisé de façon cruelle et inique, et cela, pour défendre les plus faibles.
Il y a des pouvoirs collectifs qui sont aussi dangereux que le pouvoir personnel.
Le gouvernement de l’homme par l’homme, sous quelque nom qu’il se déguise, est oppression.
On se fourvoie complètement si l’on croit que l’autorité est plus forte et plus solide quand elle se fonde sur la force, que lorsqu’elle s’appuie sur l’affection.
L’ivresse du pouvoir est un alcool extrêmement pervers. Il faut y résister par une discipline intérieure qui ne peut être cultivée qu’avec l’expérience ou la sagesse.

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