Privée de ma liberté par un jeu de barrages et d’autocensures, je n’ai su ni créer un personnage ni tracer un portrait.
Image : Privée de ma liberté par un...

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- Il m’était plus facile de penser un monde sans créateur qu’un créateur chargé de toutes les contradictions du monde.
- Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen.
- L’argent, c’est de la liberté frappée. Moi, personne n’a pu me dompter.
- La recherche de l’être est ma liberté même. Si je cesse de le rechercher, c’est comme si moi-même je cessais d’être.
- Il existe de nombreuses façons d’être libre. L’une d’entre elles est de transcender la réalité par l’imagination, comme j’essaie de le faire.
- Ni mon intelligence, ni mes moyens d’expression ne sont à la hauteur de ma faculté de sentir, je veux dire de mes tortures.
- Très tôt, j’ai su quel chemin serait le mien, à quel jeu je jouerais. Ce jeu m’amuse, il compose une part de ma vie secrète. Personne ne peut se dire l’organisateur de mes libertés. Ma vie est mienne, et mes secrets aussi.
- Je ne me devinais pas d’identité. Mon caractère était justement de ne pas en avoir, de ne pas y croire, de ne pas y attacher plus d’importance.
- Je voulais faire du cinéma. Le jeu, c’est une manière d’agrandir sa propre vie. Mais mes parents me l’ont interdit.
- Pourvu que je ne parle ni de l’autorité, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, je puis tout imprimer librement, sous la direction, néanmoins, de deux ou trois censeurs.
- Sans la reconnaissance, l’individu ne peut se penser en sujet de sa propre vie.
- La liberté doit-elle me conduire à la noyade ? Sans doute. Créer puis mourir, en ayant dit ce que l’on avait à dire, c’est peut-être cela le sens de la vie après tout.
- Au plus profond, ma connaissance de moi-même est obscure, intérieure, informulée, secrète comme une complicité.
- Je n’ai jamais joué de ma vie, je vis mes rôles. Ce n’était pas drôle pour les femmes qui ont partagé ma vie, car, un jour, j’étais flic, le lendemain, curé. La caméra est pour moi comme une femme que je regarde dans les yeux.
- Ma vie n’offre aucun intérêt au public, si ce n’est la circonstance qui m’a tiré de Mugron. Si j’avais su qu’on s’occupait de cette notice, j’aurais raconté ce fait curieux.