La politique ? Une colonne, deux phrases, un gros titre ! Et tout se volatilise ! La tête finit par vous tourner à un tel rythme sous le matraquage des éditeurs, diffuseurs, présentateurs, que la force centrifuge fait s’envoler toute pensée inutile, donc toute perte de temps !
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- Les livres, à en croire ces fichus snobs de critiques, n’étaient que de l’eau de vaisselle. Pas étonnant que les livres aient cessé de se vendre, disaient-ils. Mais le public, sachant ce qu’il voulait, tout à la joie de virevolter, à laissé survivre les bandes dessinées. Et les revues érotiques en trois dimensions, naturellement.
- Saviez-vous que les bons écrivains touchent la vie du doigt ? Les médiocres l’effleurent et les mauvais l’abandonnent aux mouches.
- On subit tous l’image qu’on véhicule, un jour, elle se mêle si intimement à notre vérité qu’on ne peut plus les séparer. Je pense que ça a été le cas pour Sardou, à force de passer pour un vieux con réac, il l’est devenu.
- Les mots ne suffirent plus. A force de tout se passer en mots, le plaisir restait en suspens, on s’énervait à attendre l’essentiel. Il fallait aller plus loin. Quel bonheur de s’approcher coûte que coûte de ce paroxysme !
- Ouvriers, ouvrières, comptez-vous, pris un à un, vous n’êtes rien sinon qu’un grain de poussière broyé sous la grande roue. Mais rassemblez-vous. Unissez-vous. Vous êtes 5 millions, 5 millions c’est une force.
- Le fait d’être communément reçus, qui donnait autrefois une force invincible aux jugements et aux opinions, les déprécie aujourd’hui.
- C’est d’ailleurs le problème avec les médias d’aujourd’hui, poursuivit le retraité. Ils s’attachent à des détails sans importance qu’ils montent en épingle.
- Pour s’émanciper de cette folie médiatique, il est nécessaire de placer sur off le bouton de la radio. Se nourrir à la source sans réflexion est un suicide délibéré ! Nous avons un cerveau et il faut s’en servir.
- Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » La grande chance de cette nunucherie a été de se limiter à douze syllabes. Les prosateurs, eux, font toujours trop long.
- L’habileté des grands journalistes est de pouvoir faire dire à l’imbécile qui les lit : "C’est tout juste ce que je pensais ! ".
- La vie d’un texte commence véritablement à sa parution. Il se nourrit des commentaires qu’il engendre, prospère des controverses qu’il suscite. Une recension dédaigneuse, d’excessives louanges le renforcent également. Il devient peu à peu la somme de ses lecteurs, l’éventail de ses lectures.
- La pression médiatique, associée à celle de l’opinion, rend l’exercice du pouvoir très compliqué.
- Aujourd’hui, l’ennui est sidéral : c’est l’ennui de tout pouvoir faire, de jouir de tout, d’avoir parcouru tout l’espace et d’être au point inerte autour duquel tout tourne.
- A l’heure que j’écris, de nouveaux frissons parcourent l’atmosphère intellectuelle : il ne s’agit que d’avoir le courage de les regarder en face.
- La presse fait son métier, elle est un miroir, un amplificateur. Nous sommes passés d’une démocratie représentative à une démocratie d’opinion, puis d’émotion. Toute émotion, bonne ou mauvaise, est un déclencheur de réactions.