Les bons écrivains touchent souvent la vie du doigt. Les médiocres ne font que l’effleurer. Les mauvais la violent et l’abandonnent aux mouches.
Écrivain, 1920-2012Les bons écrivains touchent souvent la vie du doigt. Les médiocres ne font que l’effleurer. Les mauvais la violent et l’abandonnent aux mouches.
Écrivain, 1920-2012Partager sur
Source secondaire
Fahrenheit 451 (1953), partie Le tamis et le sable, p. 115
Cette référence a été relevée par Wikiquote. Nous ne l’avons pas encore confrontée à l’édition imprimée.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Epanchement : Défaut fréquent chez les écrivains, et qui peut s’avérer dangereux, car à force de s’épancher, l’écrivain risque une mauvaise chute.
Dans l’art dangereux de rimer et d’écrire,
Il n’est point de degrés du médiocre au pire.
Il y a toujours, dans un mauvais auteur, le commencement, le quart, le milieu d’un grand écrivain.
Il y en a qui sont écrivains sans pouvoir écrire et d’autres qui écrivent sans être écrivains. Il y a la nature et il y a le talent. Il y a aussi l’absence de l’un comme de l’autre.
Pour être un excellent critique, il faudrait pouvoir être un bon auteur.
C’est quoi, cette putain d’idée sur l’écriture ? Qu’elle sauve celui qui écrit ? Elle sauve celui qui a préféré écrire que vivre. Les chagrins ne s’effaceront pas au nombre de pages écrites. Il faut avoir placé l’écriture plus haut que sa vie.
Au commencement était le verbe. Puis arriva le traitement de texte, et leur foutu processeur de pensée. La mort de la littérature s’ensuivit. Ainsi va la vie.
C’est qu’il est fort malaisé de parler littérature avec des littérateurs. Car les uns sont occupés à subsister, les autres à flatter, la plupart à médire, et tous si épris de leurs œuvres que nul ne peut les en distraire.
Ces maudits éditeurs veulent imprimer tout : ce sont des corbeaux qui s’acharnent sur les morts, comme l’envie sur les vivants.
Je connais des écrivains qui se font gloire de leur orgueil. Il n’y a vraiment pas de quoi. Rien n’est plus ridicule que l’orgueil. C’est un sentiment qui ne va jamais sans envie et qui n’est que l’hypertrophie puérile de la vanité.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.