Epanchement : Défaut fréquent chez les écrivains, et qui peut s’avérer dangereux, car à force de s’épancher, l’écrivain risque une mauvaise chute.
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- A force de faire subir à leurs proches les conséquences de leur insouciance, les gens légers peuvent finir par devenir pesants.
- La force du mot écrit est une chose terrible, terrible...
- Un livre vous déplaît : qui vous force à le lire ? Laissez mourir un fat dans son obscurité : Un auteur ne peut-il pourrir en sûreté ?
- Je ne crois pas que, dans toute l’histoire de la littérature, on puisse trouver un autre écrivain qui ait placé ainsi sa confiance dans la force de ce qui est dit plutôt que dans la façon de le dire.
- Nous ne parvenons pas à écrire ce que nous pensons et c’est là, toute la force des mots. Ecrire, c’est perdre son idée au profit de quelque chose qui nous dépasse, qui ne nous appartient même plus.
- Dans l’art dangereux de rimer et d’écrire, il n’est pas de degré du médiocre au pire.
- Je me demande comment tous ceux qui n’écrivent pas, ne composent ni ne peignent, parviennent à échapper à la folie, à la mélancolie et la peur panique qui sont inhérentes à la condition humaine.
- La solitude que l’on éprouve en écrivant est assez terrifiante. C’est parfois proche de la folie, on disparaît et on perd le sens de la réalité.
- Les très bons écrivains écrivent peu parce qu’il faut beaucoup de temps pour réduire en beauté leur abondance ou leur richesse.
- Etre écrivain, c’est sans doute combler les trous de sa propre vie avec l’étoffe rapiécée des destins qui nous dépassent.
- Qui dira la tristesse des secrétaires de rédaction sommés de faire composer en très gros caractères des noms de confrères au talent très mince ?
- Que de chefs-d’oeuvre gagnent, en vérité, à ne pas être lus. D’où cette passion aveugle que vouent à la littérature ceux qui ne lisent pas.
- La littérature est une blessure par où jaillit l’indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.
- Quand un écrivain publie un livre qui ne marche pas, ce n’est pas de lui qu’il doute mais de l’avenir de la littérature.
- Saviez-vous que les bons écrivains touchent la vie du doigt ? Les médiocres l’effleurent et les mauvais l’abandonnent aux mouches.