La littérature est une blessure par où jaillit l’indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.
1928-2012La littérature est une blessure par où jaillit l’indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.
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Diane ou la chasseresse solitaire
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C’est avec les beaux sentiments qu’on fait de la mauvaise littérature.
La littérature, c’est un reproche qu’on adresse au monde. Dans ce reproche, chacun s’y retrouve. L’art se fait contre le destin.
Congédier la passion et la raison, c’est tuer la littérature.
Tant qu’on est vivant, tout est prétexte à littérature.
La littérature ne bégaie pas l’existence, elle l’invente, elle la provoque, elle la dépasse.
Dites-vous bien que la littérature est un des plus tristes chemins qui mènent à tout.
C’est parce qu’elle peut tout dire que la littérature est un exercice si difficile. C’est parce qu’elle ne peut se contenter de pensées schématiques, de généralités, de clichés, qu’elle est importante et essentielle.
La haine d’un sot livre est un sentiment très inutile en soi ; mais qui a son prix s’il ravive en nous l’amour et la soif de ceux qui sont bons.
La vie des écrivains, c’est plus important en tout cas que les livres. (…) On entend le mensonge et on entend la vérité, on entend le dedans et on entend le dehors, on est en soi et on est hors de soi.
Au commencement était le verbe. Puis arriva le traitement de texte, et leur foutu processeur de pensée. La mort de la littérature s’ensuivit. Ainsi va la vie.

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