Congédier la passion et la raison, c’est tuer la littérature.
Poète, 1821-1867 Image : Notwist, Domaine public, Wikimedia Commons Congédier la passion et la raison, c’est tuer la littérature.
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L’Art romantique, Texte entier
Congédier la passion et la raison, c’est tuer la littérature.Renier les efforts de la société précédente, chrétienne et philosophique, c’est se suicider, c’est refuser la force et les moyens de perfectionnement. S’environner exclusivement des séductions de l’art physique, c’est créer des grandes chances de perdition. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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La littérature est une blessure par où jaillit l’indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.
Publier est une pure folie, un crime de l’esprit, mieux encore, un crime capital contre l’esprit. Oui, nous ne publions que pour satisfaire notre désir de gloire.
La littérature, c’est un reproche qu’on adresse au monde. Dans ce reproche, chacun s’y retrouve. L’art se fait contre le destin.
La passion, comme le drame, vit de combat et se dénoue par la mort.
La littérature ne bégaie pas l’existence, elle l’invente, elle la provoque, elle la dépasse.
Un livre obscène, c’est tout simplement un livre mal écrit. Le talent n’est jamais obscène. Ni à plus forte raison immoral.
Malheur à tout roman que le lecteur n’est pas pressé d’achever !
Tant qu’on est vivant, tout est prétexte à littérature.
Ne cède pas à l’imagination, c’est toujours le pire, elle ne sert que la littérature.
Dites-vous bien que la littérature est un des plus tristes chemins qui mènent à tout.

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