Dites-vous bien que la littérature est un des plus tristes chemins qui mènent à tout.
Écrivain, 1896-1966Dites-vous bien que la littérature est un des plus tristes chemins qui mènent à tout.
Écrivain, 1896-1966Partager sur
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manifestes du surrealisme
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Ne cède pas à l’imagination, c’est toujours le pire, elle ne sert que la littérature.
La littérature est une blessure par où jaillit l’indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.
C’est avec les beaux sentiments qu’on fait de la mauvaise littérature.
C’est parce qu’elle peut tout dire que la littérature est un exercice si difficile. C’est parce qu’elle ne peut se contenter de pensées schématiques, de généralités, de clichés, qu’elle est importante et essentielle.
La littérature mène à tout… à condition d’en sortir.
Congédier la passion et la raison, c’est tuer la littérature.
L’amour malheureux, c’est le ressort principal de la tragédie et du roman.
La solitude que l’on éprouve en écrivant est assez terrifiante. C’est parfois proche de la folie, on disparaît et on perd le sens de la réalité.
La littérature est encore la manière la plus agréable d’ignorer la vie.
Je veux écrire des livres tristes et chastes, où il n’y aura que des paysages, des fleurs, du chagrin, de la fierté, et la candeur des animaux charmants qui s’effraient de l’homme.

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