C’est avec les beaux sentiments qu’on fait de la mauvaise littérature.
Écrivain, 1869-1951 Image : Ottoline Morrell (1873-1938), Domaine public, Wikimedia Commons C’est avec les beaux sentiments qu’on fait de la mauvaise littérature.
Écrivain, 1869-1951 Image : Ottoline Morrell (1873-1938), Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Correspondance Andre Gide-Francois Mauriac : 1912-1950
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La littérature est une blessure par où jaillit l’indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.
La haine d’un sot livre est un sentiment très inutile en soi ; mais qui a son prix s’il ravive en nous l’amour et la soif de ceux qui sont bons.
L’ingéniosité en amour, c’est comme la poésie en littérature. On peut s’en passer, mais c’est dommage.
Dites-vous bien que la littérature est un des plus tristes chemins qui mènent à tout.
Ne cède pas à l’imagination, c’est toujours le pire, elle ne sert que la littérature.
Je connais des écrivains qui se font gloire de leur orgueil. Il n’y a vraiment pas de quoi. Rien n’est plus ridicule que l’orgueil. C’est un sentiment qui ne va jamais sans envie et qui n’est que l’hypertrophie puérile de la vanité.
La critique devrait, en matière de littérature, être une sorte de pédagogie de l’enthousiasme.
C’est un tort de lire un livre avant d’en faire la critique. Ca donne des préjugés.
Rien n’est plus aisé à faire qu’un mauvais livre, si ce n’est une mauvaise critique.
C’est ça l’écriture. C’est le train de l’écrit qui passe par votre corps. Le traverse. C’est de là qu’on part pour parler de ces émotions difficiles à dire, si étrangères et qui néanmoins, tout à coup, s’emparent de vous.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.