Rien n’est plus aisé à faire qu’un mauvais livre, si ce n’est une mauvaise critique.
Philosophe, 1694-1778 Image : Nicolas de Largillière, CC0, Wikimedia Commons Rien n’est plus aisé à faire qu’un mauvais livre, si ce n’est une mauvaise critique.
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Les oeuvres complètes de Voltaire. 32A, Writings of 1750-1752. I
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Un livre obscène, c’est tout simplement un livre mal écrit. Le talent n’est jamais obscène. Ni à plus forte raison immoral.
C’est un tort de lire un livre avant d’en faire la critique. Ca donne des préjugés.
La haine d’un sot livre est un sentiment très inutile en soi ; mais qui a son prix s’il ravive en nous l’amour et la soif de ceux qui sont bons.
La critique n’est que l’art de jouir des livres.
C’est avec les beaux sentiments qu’on fait de la mauvaise littérature.
Ne cède pas à l’imagination, c’est toujours le pire, elle ne sert que la littérature.
Pour être un excellent critique, il faudrait pouvoir être un bon auteur.
Il y a toujours, dans un mauvais auteur, le commencement, le quart, le milieu d’un grand écrivain.
Un autre défaut de la mauvaise poésie est d’allonger la prose, comme le caractère de la bonne est de l’abréger.
Écrivez vingt livres. Un critique vous jugera en vingt lignes, et vous ne serez pas le plus fort.

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