La littérature, c’est un reproche qu’on adresse au monde. Dans ce reproche, chacun s’y retrouve. L’art se fait contre le destin.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
La littérature, c’est un reproche qu’on adresse au monde. Dans ce reproche, chacun s’y retrouve. L’art se fait contre le destin.
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Tant qu’on est vivant, tout est prétexte à littérature.
La littérature ne bégaie pas l’existence, elle l’invente, elle la provoque, elle la dépasse.
Tout art est lutte contre le destin, contre la conscience de ce que le cosmos porte d’indifférent à l’homme et de menaçant pour lui : la terre et la mort.
La littérature est une blessure par où jaillit l’indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.
La critique est osée, mais l’art a des ficelles.
Le sens de l’histoire d’un art est opposé à celui de l’Histoire tout court. Par son caractère personnel, l’histoire d’un art est une vengeance de l’homme sur l’impersonnalité de l’Histoire de l’humanité.
Le danger, c’est quand on se met à composer sa vie comme une œuvre d’art. Le danger, c’est quand l’imagination n’écoute plus que sa propre poésie…
La littérature est un terrain d’entente. Un terrain qui n’est pas géré que par des intérêts commerciaux ni exploité comme une mine…
La littérature est, profondément, un art conceptuel ; c’est même, à proprement parler, le seul.
Ce qui fait d’un livre une œuvre d’art, c’est précisément tout ce qui empêche de le résumer en une formule, toute cette richesse, cette beauté secrète qui, bien souvent, contredit d’une certaine manière, serait-ce à l’insu de l’auteur lui-même, le mouvement visible de sa pensée.

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