- Heureux qui peut dormir sans peur et sans remords - Dans le lit paternel, massif et vénérable, - Où tous les siens sont nés aussi bien qu’ils sont morts.
- Heureux qui pour la Gloire ou pour la Liberté, - Dans l’orgueil de la force et l’ivresse du rêve, - Meurt ainsi d’une mort éblouissante et brève.
- Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre, ferme les branches d’or de son rouge éventail.
- Le choc avait été très rude. Les tribuns - Et les centurions, ralliant les cohortes, - Humaient encor, dans l’air où vibraient leurs voix fortes, - La chaleur du carnage et ses âcres parfums.
- Et ses yeux n’ont pas vu, présage de son sort, - Auprès d’elle, effeuillant sur l’eau sombre des roses, - Les deux Enfants divins, le Désir et la Mort.