Et ses yeux n’ont pas vu, présage de son sort,
Auprès d’elle, effeuillant sur l’eau sombre des roses,
Les deux Enfants divins, le Désir et la Mort.
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Les trophées
- Édition consultée
- Paris A. Lemerre, 1893
- Vérifiée le
- 15 octobre 2026
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Les épreuves de la vie l’ont forcée, l’ont enlevée à l’existence qu’elle avait espérée, mais elles ne lui ont pas fait baisser les yeux.
Source vérifiée Danser les ombres Et ces deux âmes, sœurs tragiques, s’envolèrent ensemble, l’ombre de l’une mêlée à la lumière de l’autre.
Source secondaireQuatre-vingt-treize (1874), livre septième (« Féodalité et Révolution »), partie III (« En Vendée »), chapitre VI (« Cependant le soleil se lève »), p. 1065 Elle lui toucha une joue puis l’autre, pour l’éveiller peu à peu, car pendant le sommeil, l’âme erre au-dessus de la terre et si le réveil du corps est trop brusque, l’âme égarée ne retrouve plus son chemin.
Source vérifiée Pivoine Elle pleuvait, sa vie, devant ses yeux, spectacle tranquille.
Source vérifiée Soie Œil humide, bras morts, tout respirait en elle Les langueurs de l’amour, et la rendait plus belle.
Source vérifiée Premières Poésies (1852), Don Paez Son Dieu à elle se cachait dans les arbres, dans les herbes, dans le soleil et dans la pluie.
Source à vérifierSe le dire enfin (2021) La rose et moi différons d’une chose : Un soleil voit naître et mourir la rose, mille soleils ont vu naître m’amour, dont l’action jamais ne se repose. Que plût à Dieu que telle amour enclose, comme une fleur, ne m’eût duré qu’un jour.
ParaphraseLes Amours (1552) Pétrarque : Jamais l’onde pure qui rit à la brise de Mai ne couva dans son sein le germe du dragon, jamais soleil levant n’ensanglante dans le rouge cinabre ; et la scélératesse jamais dans un beau corps ne cache ses replis.
Source vérifiée La reine Jeanne La pensée que l’humanité était perdue presque tout entière l’effleura soudain : dès l’éveil des sens, le démon reprenait ses droits, et seuls les enfants et quelques saints voyaient Dieu en paradis ; tout le reste brûlait sans fin, brûlait à jamais.
Source vérifiée Moïra L’amour cet inconnu Se fraie un chemin Depuis l’enfance des étoiles Et le ciel comme une main Réchauffe le cœur Des amants aveugles. L’amour porte le secret Des corps jusqu’à l’âme L’éternel présent Quand la pierre se délite Au fil de l’eau.
Source à vérifierL’Amour même

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- José Maria de Heredia. (s.d.). Les trophées. Édition consultée : Paris A. Lemerre, 1893.
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- José Maria de Heredia. Les trophées. s.d.. Édition consultée : Paris A. Lemerre, 1893.