Ainsi Descartes l’a regardée (la terre) comme ayant été autrefois un soleil, obscurci et étouffé depuis par une croûte épaisse dont il s’est couvert.
Écrivain, 1717-1783 Image : After Maurice Quentin de La Tour, Domaine public, Wikimedia Commons Ainsi Descartes l’a regardée (la terre) comme ayant été autrefois un soleil, obscurci et étouffé depuis par une croûte épaisse dont il s’est couvert.
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Source vérifiée
De l’Abus de la Critique en matière de Religion (1753)
Le texte original diffère de quelques mots.
… Le système de ce philosophe pourra être plus ou moins d’accord avec les phénomènes; mais c’est en physicien, et non en théologien qu’il faut le juger. Ainsi les Newtoniens, pour expliquer la figure de la terre, supposent qu’elle a été originairement fluide.Ainsi Descartes l’a regardée comme ayant été autrefois un soleil, obscurci et étouffé depuis par une croûte épaisse dont il s’est couvert; hypothèse qui a essuyé d’aussi pitoyables chicanes de la part de quelques théologiens, que de bonnes objections de la part des philosophes.
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Le même soleil fait fondre la cire et sécher l’argile.
Celui qui fait entrer le soleil dans sa vie fait fuir l’ombre.
Comme le soleil ne pourrait retirer aux hommes sa lumière sans répandre sur le reste de leurs jours la douleur et la tristesse, ainsi, depuis que les guerriers ne sont plus, de honteuses ténèbres enveloppent l’antique gloire des Hellènes.
Une vie sans éclat et attentive au simple est semblable à ces coings à la peau duvetée et à l’apparence rugueuse qui, mûrissant dans l’ombre, embaument l’air du cellier – comme fait le corps d’un saint après sa mort.
La lumière a son temps qui lui est mesuré, mais le règne de la Nuit Ne connaît de durée ni d’espace, le sommeil a pour lui toute l’éternité !
Le soleil c’est comme la mort, on ne peut le narguer trop longtemps, ça éteint les yeux.
Au paradis, les objets et les êtres, assiégés de tous côtés par la lumière, ne projettent pas d’ombre. Autant dire qu’ils manquent de réalité, comme tout ce qui est inentamé par les ténèbres et déserté par la mort.
Au jour du jugement dernier, si Dieu ne fermait pas un peu les yeux, son paradis serait aussi peuplé que le désert.
Ces étoiles, c’étaient de doux yeux qui regardaient dans cette nuit profonde, au milieu du silence absolu de l’espace.
Dieu créa les nuits qui engendrent
Les rêves, et les formes des miroirs
Pour que l’homme sente qu’il est reflet lui-même
Et vanité. Aussi en sommes-nous alarmés.

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