Heureux qui pour la Gloire ou pour la Liberté,
Dans l’orgueil de la force et l’ivresse du rêve,
Meurt ainsi d’une mort éblouissante et brève.
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Les trophées
- Édition consultée
- Paris A. Lemerre, 1893
- Vérifiée le
- 15 octobre 2026
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Mourir pour la gloire ou pour son pays est un noble dévoûment digne d’enflammer les grandes âmes ; mais les cœurs généreux mettent sous leurs pieds les caprices de la fortune, et c’est être vil que de se donner la mort pour si peu de chose.
Source à vérifierTérence (1754), I, 3 Crois-moi, la liberté, que tout mortel adore,
Que je veux leur ôter, mais que j’admire encore,
Donne à l’homme un courage, inspire une grandeur,
Qu’il n’eût jamais trouvés dans le fond de son cœur.Source à vérifierBrutus (1730) Pour qui a bien vécu, la mort vaut mieux que la vie : l’une consomme son salut, l’autre le compromet.
Source à vérifierPensées et réflexions (1704) Aimer la vie me semble aussi stupide que d’être patriote.
Vive la putréfaction, premier degré vers la sagesse, vive la mort.Source à vérifierVive la mort Heureux, qui savent réjouir et gratifier leur sens par l’insensibilité, et vivre de leur mort.
Source vérifiée Essais, I, 3 La mort fait ou défait un grand homme ; elle l’arrête au pas qu’il allait descendre, ou au degré qu’il allait monter : c’est une destinée accomplie ou manquée…
Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Deuxième partie, livre II En faisant courir le bruit de ma mort, j’assure ma vie et me couvre de gloire. Parole qui profite ne saurait porter malheur.
Source vérifiée Électre Le suicide, mais c’est la force de ceux qui n’en ont plus, c’est l’espoir de ceux qui ne croient plus, c’est le sublime courage des vaincus.
Source vérifiée La Main gauche (1889), L’Endormeuse Avoir un goût libidineux pour l’abattement, pour l’abandon, pour l’énervante douceur, et une volonté impitoyable de réagir, mâchoires serrées, exclusive et tyrannique, est une promesse d’éternelle et féconde vie intérieure.
Source à vérifierLe Métier de vivre (1952) Messieurs, un peu de cran : celui qui n’est pas mort garde un espoir de vie !
Vivre et ne pas mourir, ça fait deux.

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- José Maria de Heredia. (s.d.). Les trophées. Édition consultée : Paris A. Lemerre, 1893.
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- José Maria de Heredia. Les trophées. s.d..
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- José Maria de Heredia. Les trophées. s.d.. Édition consultée : Paris A. Lemerre, 1893.