La mort fait ou défait un grand homme ; elle l’arrête au pas qu’il allait descendre, ou au degré qu’il allait monter : c’est une destinée accomplie ou manquée…
Écrivain, 1768-1848La mort fait ou défait un grand homme ; elle l’arrête au pas qu’il allait descendre, ou au degré qu’il allait monter : c’est une destinée accomplie ou manquée…
Écrivain, 1768-1848Partager sur
Source vérifiée
Mémoires d’outre-tombe (1848), Deuxième partie, livre II
La mort fait ou défait un grand homme; elle l’arrête au pas qu’il allait descendre, ou au degré qu’il allait monter: c’est une destinée accomplie ou manquée; dans le premier cas, on en est à l’examen de ce qu’elle a été; dans le second, aux conjectures de ce qu’elle aurait pu devenir.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
L’homme accepte la mort mais non l’heure de sa mort. Mourir n’importe quand, sauf quand il faut que l’on meure !
Comme si la mort savait conclure Comme si la vie pouvait gagner.
Vient un moment où un homme peut choisir la mort plutôt que la vie.
La mort, c’est ce qui permet à un homme de se retirer subitement du monde pour aller définitivement se mettre aux vers.
Si la mort n’est pas loin, fais-lui coucou de loin.
Quand on a tout perdu, quand on n’a plus d’espoir,
La vie est un opprobre, et la mort un devoir.
Celui-ci en était arrivé à ce point que la mort lui paraissait préférable à la dure existence qu’il menait.
Heureux qui pour la Gloire ou pour la Liberté,
Dans l’orgueil de la force et l’ivresse du rêve,
Meurt ainsi d’une mort éblouissante et brève.
L’obéissance, c’est la mort. Chaque instant dans lequel l’homme se soumet à une volonté étrangère est un instant retranché de sa vie.
La mort d’un homme est d’avantage l’affaire des survivants que la sienne.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.