La mort d’un homme est d’avantage l’affaire des survivants que la sienne.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Pour qui a bien vécu, la mort vaut mieux que la vie : l’une consomme son salut, l’autre le compromet.
Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents, dans la mémoire des vivants.
Vient un moment où un homme peut choisir la mort plutôt que la vie.
La vie d’un homme se termine parfois par la mort d’un autre.
Ce que les morts laissent aux vivants, c’est certes un chagrin inconsolable, mais aussi un surcroît de devoir de vivre, d’accomplir la part de vie dont les morts ont dû apparemment se séparer, mais qui reste intacte.
Hauts et bas, c’est la route ordinaire du deuil. Le survivant, pendant des semaines, ressuscite son mort comme il peut jusqu’à ce que la vie, à l’usure, gagne la partie et renvoie définitivement le défunt à sa tombe.
La mort fait ou défait un grand homme ; elle l’arrête au pas qu’il allait descendre, ou au degré qu’il allait monter : c’est une destinée accomplie ou manquée…
Le grand tort des hommes, dans leur songe de bonheur, est d’oublier cette infirmité de la mort attachée à leur nature.
Rien n’est plus affligeant que la mort du cœur, la mort de l’homme est secondaire.
On calomnie la mort tandis que la vieillesse suffit pour disqualifier un homme.

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