Pour qui a bien vécu, la mort vaut mieux que la vie : l’une consomme son salut, l’autre le compromet.
Prédicateur, 1632-1704Source : Pensées et réflexions (1704)
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Pour qui a bien vécu, la mort vaut mieux que la vie : l’une consomme son salut, l’autre le compromet.
Prédicateur, 1632-1704Source : Pensées et réflexions (1704)
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Quelle mort plus belle que la sienne ? Ou plutôt est-il une mort plus belle que celle de l’homme qui sait le mieux mourir ? Est-il une mort plus agréable aux dieux que la plus heureuse ?
Une misérable vie vaut mieux qu’une belle mort !
On envisage la mort avec sérénité si, au moment de mourir, on peut être fier de sa vie. Une vie qui s’est entièrement vouée à la pratique de la vertu n’est jamais trop courte.
Mourir pour la gloire ou pour son pays est un noble dévoûment digne d’enflammer les grandes âmes ; mais les cœurs généreux mettent sous leurs pieds les caprices de la fortune, et c’est être vil que de se donner la mort pour si peu de chose.
Mieux vaut perdre sa vie que son âme.
Existe-t-il pensée plus consolante que de savoir les proches défunts à vos côtés ? La mort perd en gravité et en fatalité. Et l’existence gagne en valeur et en sens. Il n’y a ni un avant ni un après, mais un tout.
Il est préférable de mourir de mort naturelle que d’ennui.
Ceux qui diffèrent de mener une bonne vie sont prévenus par la mort.
Mais celui qui gagne le gros lot de la vie gagne du même coup le lot de la mort.
La vie sépare autant que la mort.

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