En faisant courir le bruit de ma mort, j’assure ma vie et me couvre de gloire. Parole qui profite ne saurait porter malheur.
Dramaturge, 495-406En faisant courir le bruit de ma mort, j’assure ma vie et me couvre de gloire. Parole qui profite ne saurait porter malheur.
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Je me garderai, si je puis, que ma mort dise chose que ma vie n’ait premièrement dite.
Au lieu de cela, mes derniers instants sont encore agréables, et j’ai de la vigueur pour mourir ; si même on peut appeler mourir que laisser vivant ce qu’on aime.
Heureux qui pour la Gloire ou pour la Liberté,
Dans l’orgueil de la force et l’ivresse du rêve,
Meurt ainsi d’une mort éblouissante et brève.
Je ne vais pas mal. Mais rassurez-vous, un jour, je ne manquerai pas de mourir.
Ainsi, vivre, me tue, et mourir me rend la vie.
On envisage la mort avec sérénité si, au moment de mourir, on peut être fier de sa vie. Une vie qui s’est entièrement vouée à la pratique de la vertu n’est jamais trop courte.
J’ai moins peur de mourir que d’être oublié.
C’est pour cela que je suis venu, que je suis mort, et que j’ai pu renaître afin de mourir pour de bon. Le sacrifice, je suis prêt. Le sacrifice ce n’est pas la mort donnée, c’est la mort vaincue.
Otez-la moi, cette vie odieuse et insupportable, car, dans le désespoir où vous me jetez, la mort sera une faveur pour moi.
J’adore rire de la mort, me moquer d’elle. C’est ma façon de l’écraser. Comme ça, elle fait moins son importante. En me jouant d’elle, je laisse la vie prendre le dessus, prendre le pouvoir.

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