J’adore rire de la mort, me moquer d’elle. C’est ma façon de l’écraser. Comme ça, elle fait moins son importante. En me jouant d’elle, je laisse la vie prendre le dessus, prendre le pouvoir.

J’adore rire de la mort, me moquer d’elle. C’est ma façon de l’écraser. Comme ça, elle fait moins son importante. En me jouant d’elle, je laisse la vie prendre le dessus, prendre le pouvoir.

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Si l’on ne peut plus rire de la mort, autant se flinguer.
De mourir ça ne me fait rien. Mais ça me fait peine de quitter la vie.
Au lieu de cela, mes derniers instants sont encore agréables, et j’ai de la vigueur pour mourir ; si même on peut appeler mourir que laisser vivant ce qu’on aime.
Ainsi, vivre, me tue, et mourir me rend la vie.
La vie ne cesse pas d’être gaie parce quelqu’un meurt, tout comme elle ne cesse pas d’être sérieuse quand les gens rient.
Otez-la moi, cette vie odieuse et insupportable, car, dans le désespoir où vous me jetez, la mort sera une faveur pour moi.
Il y a des moments où j’ai envie de mourir,
Alors, la mort, ça m’est égal.
En faisant courir le bruit de ma mort, j’assure ma vie et me couvre de gloire. Parole qui profite ne saurait porter malheur.
Mourir, mourir… Mourir, ce n’est rien. Commence donc par vivre. C’est moins drôle, et c’est plus long.
Qui aime la mort aime la vie.

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