Finalement je n’aime pas la sagesse. Elle imite trop la mort. Je préfère la folie – pas celle que l’on subit, mais celle avec laquelle on danse.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Finalement je n’aime pas la sagesse. Elle imite trop la mort. Je préfère la folie – pas celle que l’on subit, mais celle avec laquelle on danse.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
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Autoportrait au radiateur (1997)
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La sagesse, qui ne mène pas au bonheur, est une folie mélancolique sans marotte ni grelots.
À juger sainement des choses, la sagesse consiste plus à nous faire vivre tranquillement, qu’à nous faire mourir avec constance.
L’excès de sagesse devient fou, la sagesse n’évite la folie qu’en se liant à la folie de la poésie et de l’amour.
Car chez nous le contraire de la folie ce n’est pas la sagesse, mais la joie.
La nature de la folie est en même temps son utile sagesse…
Trop de sagesse est un peu fou.
Aimer la vie me semble aussi stupide que d’être patriote.
Vive la putréfaction, premier degré vers la sagesse, vive la mort.
La sagesse, de tout temps, est née pour la défaite.
Si tu veux avancer dans l’étude de la sagesse, ne refuse point, sur les choses extérieures, de passer pour imbécile et pour insensé.
Parmi les ingrédients qui composent la vraie sagesse, on oublie trop souvent la lampée de folie.

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