Œil humide, bras morts, tout respirait en elle Les langueurs de l’amour, et la rendait plus belle.
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons Œil humide, bras morts, tout respirait en elle Les langueurs de l’amour, et la rendait plus belle.
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Premières Poésies (1852), Don Paez
… — N’allez pas, frère, vous en surprendre; La dame dont ici j’ai dessein de parler Était de ces beautés qu’on ne peut égaler: Sourcils noirs, blanches mains, et, pour la petitesse De ses pieds, elle était Andalouse et comtesse. Cependant les rideaux, autour d’elle tremblant, La laissaient voir pâmée aux bras de son galant:Œil humide, bras morts, tout respirait en elle Les langueurs de l’amour, et la rendait plus belle.Sa tête avec ses seins roulait dans ses cheveux, Pendant que sur son corps mille traces de feux, Que sa joue empourprée, et ses lèvres arides Qui se pressaient encor comme en des baisers vides, Et son cœur gros d’amour, plus fatigué qu’éteint, Tout d’une folle nuit vous eût …
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Avec un peu d’ amour, s’assaisonnent tous les corps.
Entraînée vers lui par son cœur qui était vierge, et par son âme qui était vide, la chair conquise par la lente domination des caresses, elle s’attacha peu à peu comme s’attachent les femmes tendres, qui aiment pour la première fois.
Superbe, elle a voulu vivre à votre corsage.
Elle meurt de dépit sous un trop beau visage.
La personne aimée semble immobile, éternelle sous nos baisers, mais, dès que le temps aux joues gonflées de vent souffle dessus, l’amour s’enfuit dispersé ne laissant au cœur qu’un peu d’odeur et un chagrin inconsolable.
L’âme un linge frais de soleil, amoureusement plié.
L’amour, croyait-elle, devait arriver tout à coup, avec de grands éclats et des fulgurations, ouragan des cieux qui tombe sur la vie, la bouleverse, arrache les volontés comme des feuilles et emporte à l’abîme le cœur entier.
Je m’élance sous la pluie, pieds nus. J’ai besoin de son amour. De son honnêteté. Sa veste n’était qu’une protection superficielle. Elle est complètement trempée de toute façon.
La mort, selon les sauvages, est une grande femme fort belle, à laquelle il ne manque que le cœur.
La vraye amour et bienvueillance qu’ilz luy portoient.
Elle eut un petit sourire, le sourire reconnaissant de quelqu’un qui chérit chaque mot, chaque geste tendre car, face à la mort, l’amour est l’unique réconfort.

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