La mort, selon les sauvages, est une grande femme fort belle, à laquelle il ne manque que le cœur.
Écrivain, 1768-1848La mort, selon les sauvages, est une grande femme fort belle, à laquelle il ne manque que le cœur.
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Pensées, réflexions et maximes
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Rien n’est plus étranger à la femme que la mort.
L’amour est fort comme la mort », cela veut dire précisément que le sens du sexe excède l’immortalité de l’espèce qui est la mort de l’individu ; le sens suprême de l’amour n’est pas la naissance des mortels, mais la résurrection des morts.
Une belle femme est le paradis des yeux, l’enfer de l’âme et le purgatoire de la bourse.
Qu’on ne me parle plus de la fatalité, elle n’existe que par la veulerie des êtres. Ruses des hommes, désirs des dieux, ne tiennent pas contre la volonté et l’amour d’une femme fidèle…
On dit communément : Belle fin fait qui meurt en bien aimant ; De telle mort je veux suivre la trace.
Plus tourmentée encore que nous par cet éternel besoin d’amour qui ronge notre cœur solitaire, la femme est le grand mensonge du Rêve.
La mort est une amie pour les vivants qu’elle libère…
Pour bien aimer une vivante, il faut l’aimer comme si elle devait mourir demain.
L’amour est mort j’en suis tremblant J’adore de belles idoles Les souvenirs lui ressemblant Comme la femme de Mausole Je reste fidèle et dolent.
La plupart des femmes ne pleurent pas tant la mort de leurs amants pour les avoir aimés, que pour paraître plus dignes d’être aimées.

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