L’amour est mort j’en suis tremblant J’adore de belles idoles Les souvenirs lui ressemblant Comme la femme de Mausole Je reste fidèle et dolent.
Écrivain, 1880-1918L’amour est mort j’en suis tremblant J’adore de belles idoles Les souvenirs lui ressemblant Comme la femme de Mausole Je reste fidèle et dolent.
Écrivain, 1880-1918Partager sur
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Alcools (1913), La Chanson du mal-aimé
Beaucoup de ces dieux ont péri C’est sur eux que pleurent les saules Le grand Pan l’amour Jésus-Christ Sont bien morts et les chats miaulent Dans la cour je pleure à Paris Moi qui sais des lais pour les reines Les complaintes de mes années Des hymnes d’esclave aux murènes La romance du mal-aimé Et des chansons pour les sirènesL’amour est mort j’en suis tremblant J’adore de belles idoles Les souvenirs lui ressemblant Comme la femme de Mausole Je reste fidèle et dolent
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L’amour m’ouvrit ses paradis, et l’étreinte de ses panthères.
Mais je l’aimais et il y a dans l’amour une grande capacité non seulement d’illusion, mais encore d’oubli.
Mais cet amour est devenu quelque chose d’irrésistible, de destructeur, de plus fort que la mort.
Mais la mort changeait peu de chose à cette intimité qui depuis des années se passait de présence ; l’impératrice restait ce qu’elle avait toujours été pour moi : un esprit, une pensée à laquelle s’était mariée la mienne.
Ne parle pas d’aimer ; ton ventre, je le mords. Mon poème trop plein, c’est en toi qu’il se vide. Moite femelle, en toi j’apprends que je suis mort, epanoui comme un volcan qui se suicide.
Ne laisse pas la jalousie te prendre. Elle tue l’amour. Je l’ai perdu, j’ai perdu tout ce que j’avais jamais aimé, toi exceptée.
J’ai l’amour à fleur de cœur qui me fait souffrir sans trêve lorsque tu rêves paisiblement, toi mon tourment, toi ma douleur.
Laisse-moi adorer cette pitié sainte qui a survécu en toi à l’amour brisé. Elle ne m’humilie pas comme tu crois.
Les morts, ce sont les cœurs qui t’aimaient autrefois !
J’ai aimé ces villas laides. Et pour aimer choses si laides Il faut aimer tendrement. Laideur, ma pauvre maîtresse, je te plains, et je t’épouse Plus vite que la beauté.

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