Ne parle pas d’aimer; ton ventre, je le mords. Mon poème trop plein, c’est en toi qu’il se vide. Moite femelle, en toi j’apprends que je suis mort, epanoui comme un volcan qui se suicide.
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- Je connais ma leçon; je dois dire : « J’existe ». Même si le pollen a remplacé mon coeur. Qui craint la mort ? La mort ne saurait être triste; Grâce à elle ma peau se couvrira de fleurs.
- Faisons l’amour. Nos deux cerveaux seront genoux. Femme, ouvre-toi, que je m’accroche à ton squelette. Mêlons nos chairs. Si mes poèmes sont jaloux, egorgeons-les; ce n’est pas moi qui les regrette.
- Qu’entre l’erreur et le mensonge. Car je confonds la vie, la mort, l’inexistence qui me rongent. Oh, naître enfin ! Tirage au sort.
- L’amour, une faim qui faisait trembler mon corps fragile, une convoitise qui soudain, au milieu de mes rires, me serrait le coeur, m’étouffait, l’amour, l’amour, je veux aimer, je t’aime.
- Je peux mourir, mais je ne peux pas aimer un autre que toi.
- Je vous aime comme un insensé; comme ni mon âge, ni une longue habitude de la vie; ni mon coeur froissé depuis longtemps par la douleur et fermé depuis longtemps à toute émotion profonde, ne devraient me permettre encore d’aimer...
- Hélas ! Je n’oserais vous aimer, même en rêve ! C’est de si bas vers vous que mon regard se lève ! C’est de si haut sur moi que s’inclinent vos yeux !
- Adieu, toi que j’ai tant aimée, que j’aime tant encore, toi qui as rempli pour jamais ma vie d’amour et de douleur. Adieu, je pleure en écrivant ce mot. Adieu... Adieu !...
- Les mots n’ont plus rien à nous dire; et tu veux des mots, des mots écrits. Laisse-moi me perdre dans ton regard, dans ton sourire, dans tous les souvenirs de mes yeux et de mon corps.
- Mon corps est un champ de bataille, un désordre oublié dans ta présence. Mon tout-petit je t’étreins dans une larme. Ta naissance est une montagne, un gouffre.
- Pourquoi ton corps qui sombre Ton corps qui disparaît Et n’est plus sur le quai Qu’une fleur sur une tombe Pourquoi ces prochains jours Où je devrais penser A ne plus m’habiller Que d’une moitié d’amour.
- Si vous ne pouvez pas vous réconcilier avec la chaleur de votre sang, calez-vous la tête sous l’eau. Vous allez mourir. Le suicide aussi est un poème, en un certain sens. Il paraît même que c’est une oeuvre d’art.
- J’ai dit à mon coeur, à mon faible coeur : N’est-ce point assez d’aimer sa maîtresse ? Et ne vois-tu pas que changer sans cesse, c’est perdre en désirs le bonheur.
- En voici un autre qui n’est pas près d’aimer : chaque fois qu’un poème est simple, il se demande si c’est de la poésie.
- Ton âme est immortelle, et tes pleurs vont tarir. Tu te sens le coeur pris d’un caprice de femme. Et tu dis qu’il se brise à force de souffrir.