Hélas ! Je n’oserais vous aimer, même en rêve ! C’est de si bas vers vous que mon regard se lève ! C’est de si haut sur moi que s’inclinent vos yeux !
Image : Hélas ! Je n’oserais vous aimer,...

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- Si vous croyez que je vais dire - Qui j’ose aimer, - Je ne saurais, pour un empire, - Vous la nommer.
- Oui, te voilà, c’est toi, ma blonde, c’est toi, ma maîtresse et ma soeur ! Et je sens, dans la nuit profonde, de ta robe d’or qui m’inonde Les rayons glisser dans mon coeur.
- J’ai dit à mon coeur, à mon faible coeur : N’est-ce point assez d’aimer sa maîtresse ? Et ne vois-tu pas que changer sans cesse, c’est perdre en désirs le bonheur.
- L’amour, une faim qui faisait trembler mon corps fragile, une convoitise qui soudain, au milieu de mes rires, me serrait le coeur, m’étouffait, l’amour, l’amour, je veux aimer, je t’aime.
- Je vous aime comme un insensé; comme ni mon âge, ni une longue habitude de la vie; ni mon coeur froissé depuis longtemps par la douleur et fermé depuis longtemps à toute émotion profonde, ne devraient me permettre encore d’aimer...
- Ne parle pas d’aimer; ton ventre, je le mords. Mon poème trop plein, c’est en toi qu’il se vide. Moite femelle, en toi j’apprends que je suis mort, epanoui comme un volcan qui se suicide.
- L’amour est tout, - l’amour, et la vie au soleil. Aimer est le grand point, qu’importe la maîtresse ? Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ? Faites-vous de ce monde un songe sans réveil.
- Ah ! Ne pourrai-je jamais passer tranquillement une heure sur ton sein, serrer mon coeur contre ton coeur et confondre mon âme dans la tienne !
- Souffrez qu’Amour cette nuit vous réveille; Par mes soupirs laissez-vous enflammer : Vous dormez trop, adorable merveille; Car c’est dormir que de ne point aimer.
- T’aimer sur les bords du lac. Ton coeur sur mon corps qui respire. Pourvu que les hommes nous regardent. Amoureux de l’ombre et du pire.
- Astre brillant de mon amour, ne t’es-tu donc levé que pour disparaître aussitôt, et me laisser dans une nuit profonde !
- Récemment je suis retombé amoureux de toi une nouvelle fois et je porte de nouveau en moi un vide dévorant que ne comble que ton corps serré contre le mien.
- Vous avez dû être souvent aimée ?... - Assez souvent, oui. - Avez-vous aimé, vous ? - J’ai cru aimer quelquefois. Puis je me suis aperçue que je m’étais trompée. Alors je me suis détachée.
- Je t’aime ingénument. Je t’aime pour te voir. Ta voix me sonne au coeur comme un chant dans le soir.
- Lorsque je me tins devant toi, tel un miroir limpide, tes yeux plongèrent dans les miens et contemplèrent ton image. Alors tu me dis : «Je t’aime. » Mais en vérité, tu t’aimais en moi.