Pourquoi ton corps qui sombre Ton corps qui disparaît Et n’est plus sur le quai Qu’une fleur sur une tombe Pourquoi ces prochains jours Où je devrais penser A ne plus m’habiller Que d’une moitié d’amour.
Écrivain, 1929-1978Pourquoi ton corps qui sombre Ton corps qui disparaît Et n’est plus sur le quai Qu’une fleur sur une tombe Pourquoi ces prochains jours Où je devrais penser A ne plus m’habiller Que d’une moitié d’amour.
Écrivain, 1929-1978Partager sur
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Jacques Brel
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Aimez et souffrez, espérez et contemplez. Malheur, hélas ! à qui n’aura aimé que des corps, des formes, des apparences ! La mort lui ôtera tout. Tâchez d’aimer des âmes, vous les retrouverez.
Devant moi, ah ! Que toute chose s’irise ; que toute beauté se revête et se diapre de mon amour.
Le temps ! Et ta beauté, et ton amour, et le bonheur, où seront-ils allés ? Est-ce donc sans regret que tu me perds ainsi ?
Ne parle pas d’aimer ; ton ventre, je le mords. Mon poème trop plein, c’est en toi qu’il se vide. Moite femelle, en toi j’apprends que je suis mort, epanoui comme un volcan qui se suicide.
Il n’y a pas d’amour qui ne soit notre amour La trace de tes pas m’explique le chemin C’est toi non le soleil qui fais pour moi le jour.
Les mares de vos yeux aux joncs de cils,
O vaillante oisive femme,
Quand donc me renverront-ils
La Lune-levante de ma belle âme ?
Je ne mourrai pas seul. Vous m’accompagnerez, mes ombres. Avec moi vous vous dissiperez, dans la grande nuit sans aurore. Avec nous dans la tombe à jamais enfermés Les êtres disparus que nous aurons aimés, puissent-ils nous aimer encore !
La beauté de ton visage s’en est allée Dans le vent mauvais du désamour Même si je vois encore l’ombre étoilée De ton corps nu dans le vestige du jour.
Vous grimpez sur le dos des gouines et des pédés pour chanter vos louanges. Il n’y a pas de quoi, et on n’est pas là pour ça. Vos vies dans l’ensemble sont plutôt merdiques, vos vies amoureuses sont plutôt calamiteuses, arrêtez de croire que ça ne se voit pas.
Comme si le repos dans la mort ne vous avait pas semblé, à vous, un paradis trop beau dont l’homme est exclu.

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