Le temps ! Et ta beauté, et ton amour, et le bonheur, où seront-ils allés ? Est-ce donc sans regret que tu me perds ainsi ?
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons Le temps ! Et ta beauté, et ton amour, et le bonheur, où seront-ils allés ? Est-ce donc sans regret que tu me perds ainsi ?
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Source vérifiée
La Confession d’un enfant du siècle (1836), Cinquième partie
— À l’instant même; je vous quitte pour jamais, et que le temps vous justifie donc. Le temps! le temps! ô froide amante! souvenezvous de cet adieu.Le temps! et ta beauté, et ton amour, et le bonheur, où seront-ils allés? Est-ce donc sans regret que tu me perds ainsi?Ah! sans doute, le jour où l’amant jaloux saura qu’il a été injuste, le jour où il verra les preuves, il comprendra quel cœur il a blessé, n’est-il pas vrai? il pleurera sa honte; …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Laisse-moi me perdre dans ton regard, dans ton sourire, dans tous les souvenirs de mes yeux et de mon corps.
Pourquoi ton corps qui sombre Ton corps qui disparaît Et n’est plus sur le quai Qu’une fleur sur une tombe Pourquoi ces prochains jours Où je devrais penser A ne plus m’habiller Que d’une moitié d’amour.
Qu’es-tu donc, toi qui m’aimes ? Le miroir où je me regarde ou l’abîme où je me perds ?
La seule pensée de te perdre me fait encore tressaillir. Sais-tu, mon bel amour, combien tu m’es nécessaire ? Que ce soit pour le meilleur comme pour le pire, je t’aimerai toujours, tu es pour mon cœur l’être le plus cher.
Pour les gens c’est tout ce que j’ai, ma beauté. La beauté n’existe pas, la beauté ne dure pas. Toi, tu es laid, et tu ne connais pas ta chance : au moins, si on t’aime, c’est pour une autre raison.
Qu’importe ton passé, ma belle, et qu’importe, parbleu ! Le mien : Je t’aime d’un amour fidèle Et tu ne m’as fait que du bien.
Ne laisse pas la jalousie te prendre. Elle tue l’amour. Je l’ai perdu, j’ai perdu tout ce que j’avais jamais aimé, toi exceptée.
L’amour, c’est que tu sois là renaissante, chaque fois plus vivante à ma tendresse renouvelée.
Sentiments timides, douce mélancolie, franchise et bonté d’une âme qui s’éprend, joie languide des premiers attendrissements de l’amour, où êtes-vous ?
J’ai aimé ces villas laides. Et pour aimer choses si laides Il faut aimer tendrement. Laideur, ma pauvre maîtresse, je te plains, et je t’épouse Plus vite que la beauté.

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