Qu’entre l’erreur et le mensonge. Car je confonds la vie, la mort, l’inexistence qui me rongent. Oh, naître enfin ! Tirage au sort.
Écrivain, 1919-1998Qu’entre l’erreur et le mensonge. Car je confonds la vie, la mort, l’inexistence qui me rongent. Oh, naître enfin ! Tirage au sort.
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Un jour après la vie : Maître objet
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Otez-la moi, cette vie odieuse et insupportable, car, dans le désespoir où vous me jetez, la mort sera une faveur pour moi.
Perdre la vie est peu de chose et j’aurai ce courage quand il le faudra. Mais voir se dissiper le sens de cette vie, disparaître notre raison d’exister, voilà ce qui est insupportable. On ne peut vivre sans raison.
Il est également absurde de vivre en perdant de vue le paramètre absolue de la mort que de laisser la pensée de la mort prochaine gâcher mon existence.
Je retire toute confiance à l’imbécile qui a ôté l’écriteau à l’entrée de ce monde : « Attention, la vie peut conduire à la mort. ».
Ma vie est faite de virages.
Je me garderai, si je puis, que ma mort dise chose que ma vie n’ait premièrement dite.
En fait, au fond, toujours ceci : comme si j’étais comme mort.
Si je vois venir la mort, j’aurai la politesse d’être assez odieux pour qu’on ne me regrette pas trop.
Les miracles, ça n’arrive pas qu’aux autres. Ma folie est prête à gommer les blessures de la vie, à oser rêver l’impossible.
On ne vit point assez pour profiter de ses fautes ; on en commet pendant tout le cours de sa vie, et tout ce que l’on peut faire. À force de faillir, c’est de mourir corrigé…

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