Si je vois venir la mort, j’aurai la politesse d’être assez odieux pour qu’on ne me regrette pas trop.
Humoriste, 1934-2020Si je vois venir la mort, j’aurai la politesse d’être assez odieux pour qu’on ne me regrette pas trop.
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Otez-la moi, cette vie odieuse et insupportable, car, dans le désespoir où vous me jetez, la mort sera une faveur pour moi.
Je ne vais pas mal. Mais rassurez-vous, un jour, je ne manquerai pas de mourir.
Beaucoup d’être m’aiment encore, mais désormais ma mort n’en tuera aucun.
Je me garderai, si je puis, que ma mort dise chose que ma vie n’ait premièrement dite.
J’ai moins peur de mourir que d’être oublié.
Dieu sait qu’ je n’ai pas le fond méchant, je ne souhait’ jamais la mort des gens ; Mais si l’on ne mourait plus, j’crèv’rais d’faim sur mon talus… J’suis un pauvre fossoyeur.
Qu’entre l’erreur et le mensonge. Car je confonds la vie, la mort, l’inexistence qui me rongent. Oh, naître enfin ! Tirage au sort.
Je puis mourir, disais-je ; je le devrais même, après tant de honte et de douleur, mais je souffrirais mille morts sans pouvoir oublier l’ingrate Manon.
Ce n’est pas que j’ai peur de la mort, je veux juste ne pas être là quand ça arrivera.
Il est également absurde de vivre en perdant de vue le paramètre absolue de la mort que de laisser la pensée de la mort prochaine gâcher mon existence.

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