Beaucoup d’être m’aiment encore, mais désormais ma mort n’en tuera aucun.
Écrivain, 1915-1980Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Beaucoup d’être m’aiment encore, mais désormais ma mort n’en tuera aucun.
Écrivain, 1915-1980Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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La mort ne peut plus m’enlever ma vie.
Je ne vais pas mal. Mais rassurez-vous, un jour, je ne manquerai pas de mourir.
Au lieu de cela, mes derniers instants sont encore agréables, et j’ai de la vigueur pour mourir ; si même on peut appeler mourir que laisser vivant ce qu’on aime.
Si je vois venir la mort, j’aurai la politesse d’être assez odieux pour qu’on ne me regrette pas trop.
Est-ce que la mort me consolera de ma vie ?
Otez-la moi, cette vie odieuse et insupportable, car, dans le désespoir où vous me jetez, la mort sera une faveur pour moi.
Nous ne devenons pas autres pour mourir. J’interprète toujours la mort par la vie.
Ainsi, vivre, me tue, et mourir me rend la vie.
Je me garderai, si je puis, que ma mort dise chose que ma vie n’ait premièrement dite.
De mourir ça ne me fait rien. Mais ça me fait peine de quitter la vie.

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