Ton âme est immortelle, et tes pleurs vont tarir. Tu te sens le cœur pris d’un caprice de femme. Et tu dis qu’il se brise à force de souffrir.
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons Ton âme est immortelle, et tes pleurs vont tarir. Tu te sens le cœur pris d’un caprice de femme. Et tu dis qu’il se brise à force de souffrir.
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Source vérifiée
Poésies nouvelles (1850), Lettre à M. de Lamartine
… Je le sais mieux encore et puis mieux te le dire, Car leur glaive, en entrant, l’a gravé dans mon cœur: Créature d’un jour qui t’agites une heure, De quoi viens-tu te plaindre et qui te fait gémir? Ton âme t’inquiète, et tu crois qu’elle pleure:Ton âme est immortelle, et tes pleurs vont tarir. Tu te sens le cœur pris d’un caprice de femme, Et tu dis qu’il se brise à force de souffrir.Tu demandes à Dieu de soulager ton âme: Ton âme est immortelle, et ton cœur va guérir. Le regret d’un instant te trouble et te dévore; Tu dis que le passé te voile l’avenir. Ne te plains pas d’hier; laisse venir l’aurore: Ton âme est immortelle, et le temps va s’enfuir. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Joie ou douleur, tout demande sans cesse à sortir de ton cœur.
Aimez et souffrez, espérez et contemplez. Malheur, hélas ! à qui n’aura aimé que des corps, des formes, des apparences ! La mort lui ôtera tout. Tâchez d’aimer des âmes, vous les retrouverez.
On ne se tue point pour les douleurs de la goutte ; il n’y a guère que celles de l’âme qui produisent le désespoir.
Heureux ceux qui souffrent ! Cette parole insensée hante toujours vos cœurs debiles et vous avez peur de la joie, par vanité.
Il y a dans le cœur d’une femme qui commence à aimer un immense besoin de souffrir.
Ah ! Ne pourrai-je jamais passer tranquillement une heure sur ton sein, serrer mon cœur contre ton cœur et confondre mon âme dans la tienne !
Si vous ne pouvez pas vous réconcilier avec la chaleur de votre sang, calez-vous la tête sous l’eau. Vous allez mourir. Le suicide aussi est un poème, en un certain sens. Il paraît même que c’est une œuvre d’art.
Vous grimpez sur le dos des gouines et des pédés pour chanter vos louanges. Il n’y a pas de quoi, et on n’est pas là pour ça. Vos vies dans l’ensemble sont plutôt merdiques, vos vies amoureuses sont plutôt calamiteuses, arrêtez de croire que ça ne se voit pas.
La femme qui vous aura fait le plus souffrir est quelquefois une femme que vous n’aurez jamais aimée.
Il y a beaucoup d’hommes dont le cœur est puissamment ému par la seule apparence de la souffrance chez une femme : pour eux la douleur semble être une promesse de constance ou d’amour.

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