Adieu, toi que j’ai tant aimée, que j’aime tant encore, toi qui as rempli pour jamais ma vie d’amour et de douleur. Adieu, je pleure en écrivant ce mot. Adieu… Adieu !…
Écrivain, 1808-1890Adieu, toi que j’ai tant aimée, que j’aime tant encore, toi qui as rempli pour jamais ma vie d’amour et de douleur. Adieu, je pleure en écrivant ce mot. Adieu… Adieu !…
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Se taire, aimer, écrire, c’est un perpétuel triomphe en toute chose de l’adieu.
Je vous aime comme un insensé ; comme ni mon âge, ni une longue habitude de la vie, ni mon cœur, froissé depuis longtemps par la douleur et fermé depuis à toute émotion profonde, ne devraient me permettre encore d’aimer.
Sur ton corps, je graverai des mots d’amour, pour que jamais tu ne puisses m’oublier.
Je vous aimais sans mots, sans rien attendre, timide ou torturé de jalousie ; Je vous aimais d’un amour pur et tendre Dieu veuille qu’on vous aime encore ainsi.
Plus tu es loin de moi, et plus mon cœur a besoin de t’aimer, et de jouir de ta tendresse. Reviens-moi, tu me manques tant, je veux vivre au plus tôt ces instants qui te ramèneront dans mes bras.
Mon amour ma clarté ma mouette mon long cours Depuis dix ans je t’aime et par toi recommence Me change et me défais m’accrois et me libère Mon amour mon pensif et mon rieur ombrage En t’aimant j’ouvre grand les portes de la vie.
Ne parle pas d’aimer ; ton ventre, je le mords. Mon poème trop plein, c’est en toi qu’il se vide. Moite femelle, en toi j’apprends que je suis mort, epanoui comme un volcan qui se suicide.
Souffrez qu’Amour cette nuit vous réveille ; Par mes soupirs laissez-vous enflammer : Vous dormez trop, adorable merveille ; Car c’est dormir que de ne point aimer.
Tu trouveras, dans la joie ou la peine, Ma triste main pour soutenir la tienne, Mon triste cœur pour écouter le tien.
Chers lecteurs, que les mots dansent dans votre cœur. Écrivez ! Ça ne guérit pas, ça n’efface pas, les cicatrices restent mais c’est un beau voyage. Ouvrons les portes du sérail.

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