L’amour m’ouvrit ses paradis, et l’étreinte de ses panthères.
Écrivain, 1842-1888L’amour m’ouvrit ses paradis, et l’étreinte de ses panthères.
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Le Coffret de santal (éd. Tresse, 1879) (1879), « Heures sereines »
J’ai pénétré bien des mystères Dont les humains sont ébahis: Grimoires de tous les pays, Êtres et lois élémentaires. Les mots morts, les nombres austères Laissaient mes espoirs engourdis;L’amour m’ouvrit ses paradis Et l’étreinte de ses panthères.
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Le vœu que j’avais fait de lui donner tout l’amour de ma vie ailait mon cœur où foisonnait la joie…
Aimer, c’est savourer, au bras d’un être cher, la quantité de ciel que Dieu mit dans la chair…
L’amour que je lui portais avait autant d’évidence que le fait indubitable de ma propre existence.
L’amour, c’est le parfum de l’âme qui s’épanouit.
Devant moi, ah ! Que toute chose s’irise ; que toute beauté se revête et se diapre de mon amour.
Quand l’amour s’est rendu maître d’un cœur, ce cœur ne connaît plus d’autre félicité que l’amour.
L’amour de son Dieu, chez le sacristain, se fait amour de l’allumage des cierges.
Il brisa son image en déchirant mon cœur.
Me rapporterait-il ma douce imprévoyance,
Et le prisme charmant de l’inexpérience ? L’amour en s’envolant ne me l’a pas rendu ; Ce qu’on donne à l’amour est à jamais perdu !
Nul être au monde n’a pour moi un amour aussi pur que le vôtre, et ma foi en votre tendresse est un baume bienfaisant dont j’ai imprégné mon âme.
Il n’est de grand amour qu’à l’ombre d’un grand rêve.

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