Superbe, elle a voulu vivre à votre corsage.
Elle meurt de dépit sous un trop beau visage.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Superbe, elle a voulu vivre à votre corsage.
Elle meurt de dépit sous un trop beau visage.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Journal, 1887-1910
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Elas ! Pourquoy m’a elle procuree
Mort a demy sans l’avoir assouvie ?
Vie en langueur, telle est ma destinee
Quant je ne voy ma doulce dame en vie.
Chez une jolie femme, la coquetterie est de la conscience.
Elle revêtait sa peur d’un déguisement pour pouvoir la regarder… Elle la baptisait fièvre, rats, chômage. Le vrai visage qui restait tabou était la mort.
On a eu la gentille pensée de lui mettre dessus une lourde dalle de marbre, un presse-mort, pour être bien sûr qu’elle ne s’en ira pas.
Œil humide, bras morts, tout respirait en elle Les langueurs de l’amour, et la rendait plus belle.
Ah ! Si je t’aimais, gémissait-elle, comme je t’aimerais !
La vraye amour et bienvueillance qu’ilz luy portoient.
Est-ce qu’elle ne faisait pas comme la substance de son cœur, le fond même de sa vie ?
O Mort mystérieuse, ô sœur de charité !
Ariane, ma sœur, de quel amour blessée,
Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée !

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