Quel enfant n’a pas aimé trembler, la nuit sur les pentes herbeuses, à attendre le dahu, n’a pas chanté pour se donner du courage devant les monstres de l’imaginaire, vaincre la peur en marchant bravement vers les ombres ?
1947-2010Quel enfant n’a pas aimé trembler, la nuit sur les pentes herbeuses, à attendre le dahu, n’a pas chanté pour se donner du courage devant les monstres de l’imaginaire, vaincre la peur en marchant bravement vers les ombres ?
1947-2010Partager sur
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Les dames de nage
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Rien n’est mélancolique et doux comme la tyrolienne sauvage chantée dans l’ombre, par un pauvre petit chevrier invisible, pour la solitude qui l’écoute. Quelquefois, dans toute une grande montagne, il n’y a que la voix d’un enfant.
Tant que mon faible cœur, encore plein de jeunesse A ses illusions n’aura pas dit adieu…
Quand l’enfant qui était votre lumière disparaît sans laisser de traces, lorsque vous savez que plus jamais vous n’entendrez sa voix, votre existence n’est plus qu’enfer…
Le jour s’éveillait et à sa blancheur première le village s’éveillait avec ses mille bruits. Devant ce contraste de vie et de mystères, de lumière et de ténèbres, je méditai un moment : « Mon Dieu, comme les morts restent seuls ! ».
Qu’a-t-il, son enfant à elle, pour fuir ainsi les hommes et aimer le silence d’une ville qui se noie ? Qu’a-t-elle fait naître en lui de tordu, à force de doutes et de fatigue, pour qu’il contemple le monde avec un regard si circonspect ?
Décidément, ce garçon ne connaissait pas la modération, il pouvait se montrer d’une intelligence confondante et, face au moindre désagrément physique, devenir aussi stupide et borné qu’une bête de somme !
Quoi ! tu trembles du cœur, Ainsi qu’un petit faon qui tremble tout de peur Quand il a vu le loup, ou quand, loin de sa mère, Il s’effroie du bruit d’une feuille légère.
Les humoristes sont comme des enfants qui, en traversant les chambres obscures, chantent pour se donner du courage.
Le pouvoir qu’a un enfant inconscient de rejeter. De survivre. C’est ainsi qu’une génération en enfonce une autre dans la terre. La réduit en os, en poussière. L’enfouit dans l’oubli. Avec un sourire cruel.
C’est par vous, maman, que l’on rentre. Vous si faible, vous saviez-vous à ce point ange gardienne, et forte, et sage, et si pleine de bénédictions, que l’on vous prie, seul, dans la nuit ?

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