Le jour s’éveillait et à sa blancheur première le village s’éveillait avec ses mille bruits. Devant ce contraste de vie et de mystères, de lumière et de ténèbres, je méditai un moment : «Mon Dieu, comme les morts restent seuls ! ».
Image : Le jour s’éveillait et à sa...

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- Mes pas ont retrouvé la vallée de l’enfance; la cavée était vide et les monts dénudés. O bois dont je rêvais, crêts assombris de hêtres, le soleil garde seul son âge et sa beauté.
- L’homme qui du désert connaît le secret ne peut vieillir. La mort viendra, tournera autour de la dune puis repartira. Le jour sera sévère, mais la nuit ne troublera point le regard profond de ce visage qui bâtit des demeures dans la patience.
- Dans le fond des forêts votre image me suit; La lumière du jour, les ombres de la nuit, tout retrace à mes yeux les charmes que j’évite.
- Dieu appela la lumière «jour», et les ténèbres «nuit». Il y eut un soir et il y eut un matin : premier jour.
- Une nouvelle maison. Une nouvelle adresse. Une nouvelle vie. L’horizon parait moins bouché. Colombe sourit. Elle ne le sait pas, elle ne se doute de rien, mais elle savoure une de ses dernières nuits de sommeil.
- Qu’elle soit blanche ou d’un noir profond, qu’elle soit étoilée ou de pleine lune, la nuit était peuplée de créatures étranges...
- Plaisir léger, volage, fugitif qu’accompagnent mille tourments, à travers l’éclat trompeur dont tu nous éblouis, tu caches des maux cruels, et ta riche et brillante parure couvre des monstres hideux.
- La pensée que l’humanité était perdue presque tout entière l’effleura soudain : dès l’éveil des sens, le démon reprenait ses droits, et seuls les enfants et quelques saints voyaient Dieu en paradis; tout le reste brûlait sans fin, brûlait à jamais.
- Mais que c’est bon aussi de mourir ! Alors que c’est bien fini et que s’étend sur nous peu à peu - L’obscurcissement comme d’un ombrage très obscur.
- Quelle était la nature de cet invisible héritage lestant nos aubes avant de se dissoudre dans le rythme forcené des journées, toujours susceptible de resurgir au petit malheur la chance.
- Je ne mourrai pas seul. Vous m’accompagnerez, mes ombres. Avec moi vous vous dissiperez, dans la grande nuit sans aurore. Avec nous dans la tombe à jamais enfermés Les êtres disparus que nous aurons aimés, puissent-ils nous aimer encore !
- Parce que le poète nous découvre une nuance fugitive, nous apprenons à imaginer toute nuance comme un changement. Seule l’imagination peut voir les nuances, elle les saisit au passage d’une couleur à une autre.
- Amis, il n’y a point d’amis ! » s’écriait le sage mourant; «Ennemis, il n’y a point d’ennemis» » s’écrie le fou vivant que je suis.
- L’homme qui s’attache à cueillir les plaisirs comme des fleurs, est saisi par la mort qui l’emportera comme un torrent débordé emporte un village endormi.