Plaisir léger, volage, fugitif qu’accompagnent mille tourments, à travers l’éclat trompeur dont tu nous éblouis, tu caches des maux cruels, et ta riche et brillante parure couvre des monstres hideux.
Image : Plaisir léger, volage, fugitif qu’accompagnent mille...

Citations similaires à "Plaisir léger, volage, fugitif qu’accompagnent mille..." :
- Le visage de ceux qu’on n’aime pas encor Apparaît quelquefois aux fenêtres des rêves, et va s’illuminant sur de pâles décors Dans un argentement de lune qui se lève.
- Quand il n’y a plus dans le noir qu’un sexe ouvert, l’odeur du naufrage arrive : catastrophe liquide, rumeur définitive, dure comme une porte claquée, où l’espoir, enfin, démord et disparaît.
- Dans le fond des forêts votre image me suit; La lumière du jour, les ombres de la nuit, tout retrace à mes yeux les charmes que j’évite.
- Seigneur ! Préservez-moi, préservez ceux que j’aime - Frères, parents, amis et mes ennemis même - Dans le mal triomphants, - De jamais voir, seigneur ! L’été sans fleurs vermeilles, - La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles, - La maison sans enfants !
- Il y a dans le regard du désordre cette hirondelle de menthe et de genêt qui fond pour toujours renaître dans le raz-de-marée de ta lumière.
- Dans la nuit il y a naturellement les sept merveilles du monde et la grandeur et le tragique et le charme. Les forêts s’y heurtent confusément avec des créatures de légende cachées dans les fourrés. Il y a toi.
- O Rose, te voilà malade ! L’insecte invisible Qui vole dans la nuit Parmi la hurlante tempête A découvert ton lit De splendeur cramoisie; Son amour obscur et secret Ronge ta vie.
- Défais-toi de cette épouvante qui t’égare, ô coursier noble et fidèle ! Ces ténèbres, ne vois-tu pas que ce n’est que la nuit ? La nuit, cette intermittence de la fièvre qu’on appelle le jour !
- Souvenez-vous de ceci quand les choses sont contre vous : de toutes les manifestations de votre visage, la lumière de la joie brille le plus loin en mer.
- J’ai l’impression d’être un vase qui fuit : l’orgueil, la dignité, le courage coulent par toutes mes fissures. Seule demeure la terreur. Une terreur qui me dévore, qui m’aveugle.
- Dans nos coeurs, de ses feux, de ses flèches cruelles, de son souris malin l’Amour naît tout armé : Hélas ! De tant d’attraits à peine est-on charmé Qu’il médite déjà l’usage de ses ailes.
- Quittez-moi votre serpe, instrument de dommage; Laissez agir la faux du temps : Ils iront aussi tôt border le noir rivage.
- Être léger, visiblement, c’est démasquer les vaniteux. C’est inquiéter les imposteurs. C’est confondre les méchants. C’est opposer la grâce à la mauvaise humeur. C’est donner en outre un témoignage exquis de pudeur morale...
- Quelle était la nature de cet invisible héritage lestant nos aubes avant de se dissoudre dans le rythme forcené des journées, toujours susceptible de resurgir au petit malheur la chance.
- Parce que le poète nous découvre une nuance fugitive, nous apprenons à imaginer toute nuance comme un changement. Seule l’imagination peut voir les nuances, elle les saisit au passage d’une couleur à une autre.