Dans la nuit il y a naturellement les sept merveilles du monde et la grandeur et le tragique et le charme. Les forêts s’y heurtent confusément avec des créatures de légende cachées dans les fourrés. Il y a toi.
Image : Dans la nuit il y a...

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- Jamais d’autre que toi en dépit des étoiles et des solitudes, en dépit des mutilations d’arbre à la tombée de la nuit. Jamais d’autre que toi ne poursuivra son chemin qui est le mien. Plus tu t’éloignes et plus ton ombre s’agrandit.
- Par la couleur du ciel et les plaintes du vent, - O volupté de vivre, ô charme alanguissant ! - Par mon désir de rêve et mon coeur qui frissonne, - J’ai senti de là-bas venir vers nous l’automne.
- Glaciers, soleils d’argent, flots nacreux, cieux de braises, echouages hideux au fond des golfes bruns Où les serpents géants dévorés des punaises Choient, des arbres tordus avec de noirs parfums.
- Tout a ses merveilles, l’obscurité et le silence aussi.
- Dans l’immense vasière de la forêt vierge... Chacun peut voir que les grands arbres y sont rares. On les remarque aussitôt par l’ivoire et par le poli de la mort. Ils restent debout, soutenus par les autres.
- La nuit, la raison dort, et simplement les choses sont. Celles qui importent véritablement reprennent leur forme, survivent aux destructions des analyses du jour. L’homme renoue ses morceaux et redevient arbre calme.
- Où ? Où va la flamme d’une torche quand un vent glacé l’a éteinte ? Au paradis ? En enfer ? Des lumières dans la nuit, des chandelles dans le vent.
- Cité-dortoir, cité poubelle, nuit et brouillard, lumières artificielles, dans nos intérieurs d’infinie solitude, on rêve d’ailleurs sous d’autres latitudes.
- Plus nous ouvrons les yeux, plus la nuit est profonde; - Dieu n’est qu’un mot rêvé pour expliquer le monde, - Un plus obscur abîme où l’esprit s’est lancé.
- Rien n’est étranger. On est arbre, fleuve, multiple au familier mystère. Puis peu à peu la pluie s’apaise. Il y a une lumière de cristal. Le corps bouge et le temps se décompte. On est réalité revenue au visible.
- Dans le fond des forêts votre image me suit; La lumière du jour, les ombres de la nuit, tout retrace à mes yeux les charmes que j’évite.
- Qu’elle soit blanche ou d’un noir profond, qu’elle soit étoilée ou de pleine lune, la nuit était peuplée de créatures étranges...
- On m’a dit : c’est qu’une étincelle avant l’obscurité - Juste un passage, un arc-en-ciel, une étrange absurdité - Des frères, des tendres, des trésors à chercher - Des vertiges à prendre, à comprendre et des filles à caresser - J’me suis dit : Bonne idée !
- Si vous avez jamais passé la nuit à la belle étoile, vous savez qu’à l’heure où nous dormons, un monde mystérieux s’éveille dans la solitude et le silence.
- Plaisir léger, volage, fugitif qu’accompagnent mille tourments, à travers l’éclat trompeur dont tu nous éblouis, tu caches des maux cruels, et ta riche et brillante parure couvre des monstres hideux.