Où ? Où va la flamme d’une torche quand un vent glacé l’a éteinte ? Au paradis ? En enfer ? Des lumières dans la nuit, des chandelles dans le vent.
Image : Où ? Où va la flamme...

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- Si le paradis est un avant-goût d’éternité dans l’instant présent, alors l’enfer est une éternité de chagrin dans l’instant présent.
- Plus on avance, plus il nous faut d’espace À force de manquer d’air Il nous faut le paradis pour oublier l’enfer. Laissez passer, laissez passer les rêves.
- La vie est une pure flamme et nous vivons d’un soleil invisible en nous.
- Trois bougies repoussent les ténèbres; la vérité, la connaissance et les lois de la nature.
- Je voudrais être un feu d’artifice pour éclater aux yeux de Dieu.
- L’absence refroidit les passions modérées au lieu qu’elle enflamme les plus violentes, telle que le vent qui éteint une bougie et qui excite la flamme d’un grand feu.
- Dieu est une mèche discrète qui, par toi, sera clarté; car elle attend, sous le verre, le geste de feu qui en fera ta lampe.
- Le coeur d’un libertin est fait comme une auberge, on y trouve à toute heure un grand feu bien nourri.
- Personne ne peut voir au soleil la fumée d’un sillon labouré sans avoir la chaude fièvre d’en être le seigneur.
- Ciel : lieu de délices que l’on dit être le Paradis et d’où nous arrivent aussi la pluie, la foudre, la grêle et les bombes.
- Sous la pluie, voir le soleil brillant. Dans les flammes, boire à la source fraîche.
- Dans la nuit il y a naturellement les sept merveilles du monde et la grandeur et le tragique et le charme. Les forêts s’y heurtent confusément avec des créatures de légende cachées dans les fourrés. Il y a toi.
- Et dans le vent qui chemine, c’est la nuit blanche des pleurs, dont la lumière orpheline, a vu le jour dans le coeur.
- Rien n’est étranger. On est arbre, fleuve, multiple au familier mystère. Puis peu à peu la pluie s’apaise. Il y a une lumière de cristal. Le corps bouge et le temps se décompte. On est réalité revenue au visible.
- Quand, les deux yeux fermés, en un chaud soir d’automne, - Je respire l’odeur de ton sein chaleureux, - Je vois se dérouler des rivages heureux - Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone.