Le cœur d’un libertin est fait comme une auberge, on y trouve à toute heure un grand feu bien nourri.
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons Le cœur d’un libertin est fait comme une auberge, on y trouve à toute heure un grand feu bien nourri.
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Premières Poésies (1852), À quoi rêvent les jeunes filles
Bon! Je ne hais rien tant que les jeunes roués.Le cœur d’un libertin est fait comme une auberge; On y trouve à toute heure un grand feu bien nourri, Un bon gîte, un bon lit — et la clef sur la porte. Mais on entre aujourd’hui: demain il faut qu’on sorte. Ce n’est pas ce bois-là, dont on fait un mari. Que tout vous soit nouveau, quand la femme est nouvelle. Ce n’est jamais un bien que l’on soit plus vieux qu’elle, Ni du corps ni du cœur. — Tâchez de deviner. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Aimer, c’est comme tenir une flamme dans ses mains : ça brûle, mais on a peur de l’éteindre.
Il n’y a que le cœur qui aille aussi vite que les hirondelles.
L’amour ça va ça vient, c’est pas pour toujours. Un feu il faut forcément qu’il s’éteigne à un moment ou à un autre. On a beau rajouter du petit bois, arrive une heure où on a épuisé ses réserves et puis c’est tout.
Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme, où dans l’air énervé flotte du repentir, où sur la vague lente et lourde d’un soupir Le cœur le plus secret aux lèvres vient mourir.
La coction, comment se ferait-elle en l’estomac, si le cœur n’y envoyait de la chaleur par les artères ?
La vie a, comme un feu, fumée, flamme et cendre.
Les baisers d’une femme sincère ont un miel divin qui semble mettre dans cette caresse une âme, un feu subtil par lequel le cœur est pénétré. Les baisers dénués de cette onction savoureuse sont âpres et secs.
Mon cœur, si doux à prendre
Entre tes mains,
Ouvre-le, ce n’est rien
Qu’un peu de cendre.
Le cœur de l’homme est comme un oiseau de nuit. Il reste calmement dans l’attente de quelque chose, et, le moment venu, il s’envole droit vers sa destination.
L’absence refroidit les passions modérées au lieu qu’elle enflamme les plus violentes, telle que le vent qui éteint une bougie et qui excite la flamme d’un grand feu.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.